Image d'archives © TF1Le procès de quatre marginaux, renvoyés devant la cour d'assises de Haute-Garonne pour l'agression mortelle d'un étudiant en septembre 2006 à Toulouse, s'est ouvert lundi matin à Villefranche-de-Lauragais, en Haute-Garonne. Trois des accusés, âgés de 22 à 28 ans, comparaissent pour "meurtre", le quatrième étant poursuivi pour "vol précédé de violences ayant entraîné la mort".
La victime, un étudiant de 26 ans originaire de Vannes (Morbihan), avait eu une altercation avec ces SDF qui l'auraient alors jeté dans le vide depuis le pont Neuf, en plein centre-ville de Toulouse. Dans sa chute, le jeune homme avait heurté une pile du pont avant de tomber dans la Garonne.
"Une série de gestes stupides et ivres"
"On vient demander la justice en se gardant de porter dans ce procès une atmosphère de chasse à courre", a déclaré Me Georges Catala, l'avocat de la famille d'Edourd Rihouay, entouré de plusieurs jeunes amis de la victime. "C'est un meurtre. On veut savoir pourquoi ils (les accusés, ndlr) ont balancé un gamin par delà un pont de 11 mètres et s'ils fuient aujourd'hui ou non leurs responsabilités", a-t-il ajouté. "J'attends que l'on restitue à ce drame sa juste qualification", a de son côté indiqué Me Laurent de Caunes, avocat d'un des accusés, Sébastien Deligny.
"Ce n'est pas un meurtre", a-t-il insisté, estimant cette qualification "excessive et émotionnelle", et lui préférant celle de "coups mortels". "C'est une série de gestes stupides et ivres qui ont entraîné un drame", a ajouté Me De Caunes, l'un des cinq avocats de la défense. Pour Me Simon Cohen, un autre avocat de la défense, "c'est une tragique coïncidence". "Il n'y a pas eu d'intention de tuer, c'est une certitude", a-t-il renchéri. Le verdict est attendu vendredi.
(D'après agence)
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