Armes de guerre © LCIAprès plusieurs semaines d'enquête, les gendarmes sont tombés sur un véritable arsenal : 86 armes, dont cinq mitrailleuses lourdes, un lance-roquette, 14 fusils mitrailleurs et 20.000 cartouches... Des armes saisies vendredi dernier, en même temps qu'étaient interpellés trois hommes, à Langlade, qui préparaient une opération de vente d'armes. Ce mardi, ils ont été mis en examen pour "acquisition, cession, détention, importation et fabrication d'armes en bande organisée, détention d'un dépôt d'armes en bande organisée, port d'arme et association de malfaiteurs" et un mandat de dépôt a été requis contre eux, a annoncé le procureur de la République de Marseille Jacques Dallest.
Une quatrième personne, une femme interpellée au cours de l'opération menée par les sections de recherche (SR) des gendarmeries de Montpellier et Nîmes, le groupement d'intervention et de recherche de Montpellier et le Groupement d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), a été relâchée. Un stock important d'armes et de munitions a été saisi, dont une partie dans le fourgon utilisé le jour de son arrestation par le vendeur qui se présente comme un collectionneur passionné, a précisé le procureur lors d'une conférence de presse. Le reste des armes a été découvert dans des caches aménagées au domicile du vendeur à Langlade et chez la mère de ce dernier.
Ancien pilote de ligne converti en trafiquant d'armes
Cet homme de 35 ans, ancien pilote de ligne et ancien détective privé, avait été détenu brièvement en 2004 pour une affaire de détention d'armes toujours à l'instruction à Nîmes. Ses deux complices, âgés de 32 et 26 ans, lui servaient d'intermédiaires avec des acheteurs qui n'ont pour l'instant pas été identifiés. Le premier, sans profession, a déjà été condamné à cinq reprises pour violence, détention d'arme ou trafic de stupéfiants, le second étant "défavorablement connu" des services de police.
L'affaire a démarré en août par une information reçue par les gendarmes de l'Hérault et du Gard. L'enquête a été transférée à la Juridiction interrégionale spécialisée de Marseille (JIRS). Selon le lieutenant-colonel Eric Emeraux, commandant de la SR de Montpellier, les acheteurs venaient sans doute de la région parisienne et les armes étaient destinées au grand banditisme.
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