Affaire Clavier : 10 nationalistes à la barre

Par A.Gu. (avec agences), le 21 novembre 2008 à 10h50 , mis à jour le 21 novembre 2008 à 10h57

Dix militants nationalistes corses, qui avaient occupé le jardin de la villa de Christian Clavier en août, comparaissent vendredi devant le tribunal.

Porto-Vecchio CorseImage d'archives © TF1

Le 30 août dernier, une dizaine de nationalistes corses pénétraient dans la propriété de Christian Clavier à Porto Vecchio. Une action "symbolique" faite dans le calme, selon leurs dires, "sans menace, ni brutalité". Ils entendaient ainsi attirer l'attention sur la "spéculation foncière" à laquelle se livrent, selon eux, des élus de la  majorité, une spéculation dopée par l'installation de "people" en Corse. Ils entendaient également dénoncer le Plan d'aménagement et de développement durable pour la Corse (Padduc) qui doit être discuté prochainement à l'Assemblée de Corse et qui est l'objet d'un débat animé dans l'île.
 
Parmi les dix militants qui comparaissent ce vendredi devant le tribunal correctionnel d'Ajaccio pour "violation de domicile par manoeuvres, menaces, voies de fait ou contrainte", figurent trois élus indépendantistes de Corsica nazione indipendente (CNI) à l'Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, Rosa Prosperi et Véronique SciarettiIls. Ils encourent un an de prison et 15.000 euros d'amende. Plusieurs responsables du mouvement indépendantiste Rinnovu et du Comité  anti-répression (CAR) sont également cités à comparaître.
 
Clavier absent à l'audience
  
Les militants estiment ce procès "dérisoire" et "emblématique de l'attitude de harcèlement répressif du pouvoir". Ils ont une nouvelle fois accusé le président de l'Assemblée de Corse, Camille de Rocca Serra (UMP), de "pratiquer le mélange des genres entre la politique et l'immobilier en étant à la fois élu, propriétaire et promoteur de Punta d'Oro" le lotissement où est édifiée la villa de l'acteur. Les services de police ont indiqué que "le nécessaire sera fait pour assurer le bon déroulement de l'audience" et que le dispositif de surveillance autour du lotissement, "toujours en place, allait être renforcé".
 
Christian Clavier a fait savoir par la voix de son avocat, Me Pierre Haïk, qu'il n'assisterait pas à l'audience, soulignant qu'il n'avait pas été un témoin direct des faits incriminés. "Compte tenu de l'effervescence médiatique entretenue autour de cette affaire, cette décision me paraît de nature à favoriser la sérénité des débats", a-t-il estimé.
  
L'occupation du jardin avait coûté son poste au patron des forces de sécurité intérieure, Dominique Rossi, brutalement muté par le ministère de l'Intérieur pour n'avoir "pas pris les mesures nécessaires pour protéger ce lotissement afin d'empêcher l'envahissement d'une propriété privée".
  

Par A.Gu. (avec agences) le 21 novembre 2008 à 10:50
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4 Commentaires

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  • Camille, le 21/11/2008 à 13h29

    Plus jamais je ne ferai gagner un centime à Clavier, ou alors ce sera inconsciemment.

  • Lieusau, le 21/11/2008 à 13h25

    Si j,etais corse je serais ,a la barre,aux cote de ceux qui se batte contre l,invasion de speculateurs

  • Mimi, le 21/11/2008 à 11h45

    Je trouve lamentable de l'attaquer (clavier) parce qu'il est l'ami de sarkozy. j'ai li qu'il y a 20 ans qu'il habite en corse et on le deteste maintenant pour cela .c'est minable.nos amis sont nos amis et leurs opinions politiques n'entrent pas en ligne de compte si on les aime .j'ai bien ma fille qui est à gauche à fond et ja l'aime pourtant

  • Iron man, le 21/11/2008 à 11h09

    Un petit peu d'humour pour commencer les réactions donc je vais dire : "vivement les bronzés 4 en CORSE" :-))

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