Affichette "Casse-toi pov'con" : 30 euros avec sursis

le 06 novembre 2008 à 17h20 , mis à jour le 06 novembre 2008 à 17h44

Le tribunal de Laval a délivré une "amende de principe" à l'homme qui avait brandi l'affichette injurieuse devant Nicolas Sarkozy lors d'un déplacement dans la région.

Sarkozy salon AgricultureNicolas Sarkozy au Salon de l'Agriculture, le 23 février 2008 © TF1-LCI

Trente euros avec sursis. Pour le principe. Le tribunal correctionnel de Laval a condamné jeudi à une "amende de principe" pour offense au chef de l'Etat un homme qui avait brandi en août dernier une affichette portant la mention "Casse-toi pov'con" devant la voiture de Nicolas Sarkozy. "Si le prévenu n'avait pas eu l'intention d'offenser, mais seulement l'intention de donner une leçon de politesse incongrue, il n'aurait pas manqué de faire précéder la phrase "Casse-toi pov'con" par une formule du genre "on ne dit pas", souligne le jugement. En guise de "simple avertissement", le tribunal a condamné à "une amende de principe de trente euros avec sursis", poursuit la décision.
 
Le parquet de Laval, qui avait engagé les poursuites, avait requis 1.000 euros d'amende à l'encontre d'Hervé Eon, un chômeur de 56 ans, ancien conseiller général PS à Laval, estimant que "lorsqu'on insulte le président, on insulte l'institution" lors de l'audience du 23 octobre. Egalement militant de RESF (Réseau éducation sans frontière) et proche des mouvements altermondialistes, Hervé Eon avait brandi au passage de la voiture présidentielle une pancarte qu'il voulait initialement arborer à une manifestation en faveur des sans-papiers, en marge de la visite de Nicolas Sarkozy. La phrase "casse-toi pauvre con" a été popularisée par une vidéo diffusée sur Internet, où l'on voit le chef de l'Etat prononcer ces mots au salon de l'agriculture, à l'adresse d'un visiteur qui refuse de lui serrer la main en lui disant "ah non touche moi pas".
 
Hervé Eon a décidé de faire appel de sa condamnation, a-t-il indiqué jeudi. Son avocate, Me Dominique Noguères, avait plaidé la relaxe, estimant que le délit d'offense n'était pas constitué.

le 06 novembre 2008 à 17:20
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

      logAudience