Coup de filet dans les milieux indépendantistes basques

le 04 novembre 2008 à 17h47 , mis à jour le 04 novembre 2008 à 17h51

Huit personnes ont été placées en garde à vue mardi dans le cadre d'une enquête préliminaire du parquet de Paris sur le financement du terrorisme basque.

etat vignette eta terroriste logo etarras etarra terrorisme basque basques © INTERNE

Huit personnes ont été placées en garde à vue mardi matin au pays Basque français. Il s'agit essentiellement de gérants de bar et de militants basques, a précisé une source judiciaire en ajoutant que des perquisitions ont été réalisées dans des bars. L'opération a été menée par des policiers de la sous-direction antiterroriste (SDAT), de l'Office Central pour la Répression de la Grande Délinquance Financière (OCRGDF) en charge du volet répressif de la lutte contre le blanchiment, et de la police judiciaire de Bordeaux. Les policiers ont agi dans le cadre d'une enquête préliminaire visant des faits de financement du terrorisme conduite sous la houlette de la section antiterroriste du parquet de Paris. Cette enquête vise notamment à déterminer si certains bars, au Pays Basque, ont pu bénéficier de fonds occultes provenant de l'organisation indépendantiste basque armée ETA.
 
Mardi matin, le Comité de défense des prisonniers basques Askatasuna a dénoncé dans un communiqué ces arrestations et perquisitions. "Les rafles continuent en Ipar Euskal Herria (Pays basque nord)", a assuré Askatasuna en indiquant que "la police française est à nouveau entrée chez plusieurs militants basques" parmi lesquels se trouve Anaiz Funosas, une porte-parole du Comité, au domicile de laquelle aurait été arrêté un militant. Selon Askatasuna, d'autres arrestations ont été faites et des perquisitions seraient en cours dans les domiciles de militants à Biarritz, Bonloc, Ascain et à Lekorne où "la police a présenté un mandat mentionnant les bars Xilko et  Kalaka".

En septembre dernier, quatre personnes, dont les porte-parole de Batasuna, Xabi Larralde et Jean-Claude Daguerre, avaient été interpellées dans le cadre d'une autre enquête préliminaire pour financement du terroriste. Ils avaient finalement été remis en liberté à l'issue leur garde à vue. Cette seconde enquête qui cible la même mouvance a été ouverte à la suite de renseignements communiqués par le juge antiterroriste espagnol Baltazar Garzon sur des transferts illicites de fonds du Parti communiste de terres basques (PCTV) à des personnes résidant en France. Le PCTV est l'un des deux partis récemment interdits en Espagne où ils sont accusés d'avoir servi de prête-nom à Batasuna, un parti radical autorisé en France mais interdit en Espagne en raison de ses liens présumés avec l'organisation indépendantiste basque armée ETA.

le 04 novembre 2008 à 17:47
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