Antonio Ferrara © TF1-LCIIl avait claqué vendredi la porte du procès de son évasion de 2003. Ce lundi matin, Antonio Ferrara a accepté d'être amené dans une cellule du palais de justice de Paris où il suivra son procès par l'intermédiaire d'un greffier. L'escorte qui s'est rendue à la prison lui a signifié qu'elle pouvait recourir à la force mais Ferrara n'a pas résisté, a indiqué un gendarme qui ajoute que le recours aux sommations n'a pas été nécessaire. Un greffier apportera à Ferrara les procès verbaux d'audience afin que l'accusé puisse suivre le déroulement des débats.
Le roi de la belle acquitté mais en prison
Contre l'avis du procureur, les jurés ont acquitté jeudi soir Antonio Ferrara et 8 de ses co-accusés pour l'attaque d'un fourgon blindé à Toulouse en 2001. Mais le roi de l'évasion n'est pas libérable avant 2035.
Publié le 10/12/2009
Vendredi, la présidente de la cour d'assises, Janine Drai avait laissé entendre qu'il pourrait être amené de force, au moins jusqu'à une cellule du palais de justice. Car exiger d'un huissier qu'il se rende à la prison pour la sommation réglementaire, puis revienne rapporter à la cour le probable refus d'extraction, risquerait de retarder chaque jour l'audience "d'au moins une heure, peut-être deux", a dit Janine Drai.
Le verdict repoussé d'une semaine
Le procès, ouvert le 2 octobre aux assises de Paris, a déjà connu de multiples incidents, dont le plus sérieux - une bousculade générale avec les gendarmes dans le box - a entraîné la semaine dernière, par une réaction en chaîne, le départ de Ferrara, de deux coaccusés ainsi que de leurs avocats.
Au lendemain de cet incident exceptionnel en plein box entre gendarmes et accusés détenus, une demande de renvoi du procès avait été soutenue par la majorité des accusés dans le sillage de ceux de Ferrara. Ils avaient estimé que la sérénité des débats n'était plus assurée après cette "explosion de colère", consécutive à l'interception par un gendarme d'un petit mot que Ferrara tentait de faire passer à l'un de ses avocats. Un mode de communication pourtant autorisé par la présidente Janine Drai. Mais la demande de renvoi avait été refusée et les débats s'étaient poursuivis cahin-caha, jusqu'à la décision de cinq des accusés, dont le braqueur italien lui-même, de récuser leurs avocats et de ne plus se présenter à l'audience, afin de faire capoter la procédure.
Autant de péripéties qui expliquent la prolongation annoncée des débats : le verdict est désormais prévu le vendredi 5 décembre, soit une semaine plus tard que la date initialement fixée. D'après le nouveau programme établi par la présidente de la cour, les réquisitoires des deux avocats généraux, Anne Vosgien et Jean-Paul Content, sont attendus le 28 novembre et le verdict une semaine plus tard après les plaidoiries des avocats des 18 accusés.
D'après agences
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