Le petit Marc © DRDavid da Costa, reconnu coupable d'avoir provoqué la mort d'un enfant de cinq ans en 2006 en le battant pendant deux mois, a été condamné jeudi à la réclusion criminelle à perpétuité par la cour d'assises du Nord. La mère de l'enfant, sa compagne Isabelle Gosselin, accusée de complicité, a été condamnée à trente ans de réclusion.
Deux médecins poursuivis pour non-assistance à personnes en danger ont été condamnés à trois ans de prison avec sursis et à des amendes de 60.000 et 75.000 euros. Les grands-parents de l'enfant, jugés pour les mêmes faits, ont également été condamnés à trois ans de prison avec sursis et une assistante maternelle à un an avec sursis. Le verdict, identique aux réquisitions de l'avocat général Luc Frémiot, sauf pour la mère, a été accueilli dans le calme dans la salle d'assises.
Victime de coups et sévices répétés pendant deux mois, Marc est mort le 25 janvier 2006 à Auby (Nord). A l'audience, l'accusé principal a reconnu les faits, qu'il impute à sa toxicomanie, et déclaré qu'il méritait "la mort". Isabelle Gosselin, sa compagne et mère de Marc, est restée passive, sans jamais intervenir ni dénoncer les faits. Elle les a dissimulés aux médecins qui ont examiné l'enfant, assurant que son enfant s'automutilait.
"Si quelqu'un avait parlé, ça serait jamais arrivé"
Deux médecins, Christian Tirloy et Michel Vellemans, ont conclu à des troubles de la personnalité de l'enfant avec automutilation, malgré les traces et les fractures qui ne pouvaient, selon l'accusation, résulter de tels faits. Les grands-parents ont vu Marc peu avant sa mort, ne parlant plus, ne marchant plus, couvert de bleus, mais disent qu'ils n'ont pas pensé à une maltraitance. L'assistante maternelle a failli appeler SOS Enfance maltraitée, avant de renoncer.
David da Costa a accusé à l'audience toutes les autres personnes. "Tous ces gens qui sont ici, ils ont vu les conneries que je faisais et ils ont fermé leur gueule. Si quelqu'un avait parlé, ça serait jamais arrivé", a-t-il dit. Le frère de Marc, aujourd'hui dans une famille d'accueil et entendu comme témoin par la cour, a confirmé les faits et expliqué qu'il ne voulait plus que sa mère lui écrive.
(D'après agences)
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