Nino Ferrara © DRDe mémoire d'avocats, c'est une première judiciaire en France. Jeudi soir, la cour d'assises de Paris, qui juge actuellement le braqueur Antonio Ferrara et ses complices pour son évasion de la prison de Fresnes en 2003, s'est transportée dans les sous-sols du palais de justice de Paris pour constater les conditions d'enfermement des prévenus. Ordonnée vers 22h15, cette visite à huis clos dans les cellules de la "souricière" hébergeant lors des débats les quatre accusés ayant quitté le procès (dont Ferrara lui-même) a pris fin peu avant une heure du matin.
Après Antonio Ferrara, ses cinq frères sous les verrous
Les frères du braqueur Antonio Ferrara, surnommé le "roi de la belle", figurent parmi dix-huit personnes récemment interpellées à Paris, dans le Var et au Brésil, suspectées d'un trafic de cocaïne entre l'Amérique latine et la France.
Publié le 24/01/2011
Verdict plus clément pour le "roi de la belle"
Douze ans de prison en appel, contre dix-sept en première instance : Antonio Ferrara voit sa peine allégée pour sa spectaculaire évasion de la prison de Fresnes. L'avocat Karim Achoui, lui, est acquitté.
Publié le 23/10/2010
L'heure de la sentence pour le "roi de la belle"
La cour d'assises de Paris doit donner dans quelques heures son verdict dans le procès en appel de l'évasion d'Antonio Ferrara de la prison de Fresnes, le 12 mars 2003. Les avocates générales se sont montrées sévères dans leurs réquisitions.
Publié le 22/10/2010
Evasion: 18 à 20 ans requis contre Ferrara, 7 contre Achoui
Le parquet général a requis en appel lundi une peine de 18 à 20 ans de réclusion criminelle contre "le roi de la belle" pour son évasion de la prison de Fresnes en 2003. Sept ans et une interdiction d'exercer à vie ont été requis contre son ancien avocat.
Publié le 18/10/2010
La spectaculaire évasion de Ferrara jugée en appel à partir de mardi à Paris
Antonio Ferrara s'était enfui de la prison de Fresnes (Val-de-Marne), en 2003, lors d'une opération commando. Il a fait ce mardi son retour devant la cour d'assises de Paris, souriant et décontracté.
Publié le 31/08/2010
Le roi de la belle acquitté mais en prison
Contre l'avis du procureur, les jurés ont acquitté jeudi soir Antonio Ferrara et 8 de ses co-accusés pour l'attaque d'un fourgon blindé à Toulouse en 2001. Mais le roi de l'évasion n'est pas libérable avant 2035.
Publié le 10/12/2009
Maître François Cotta, qui défend un des complices présumés de l'évasion du 12 mars 2003 à Fresnes, a confié avoir découvert "un univers extrêmement inquiétant", composé d'un total de 80 cellules de moins de 3m2, "extrêmement sales". "Si on n'a pas les nerfs extrêmement solides c'est une ambiance qui peut rendre fou", a-t-elle ajouté. Dans l'après-midi, Me Bernard Ripert, un autre avocat de la défense, avait sollicité ce transport au nom du droit à "la vérité", une demande ensuite relayée par la plupart des avocats. "Ce sera pour les jurés une petite approche de ce qu'est la prison. C'est bien qu'ils se rendent compte des mauvais traitements", a déclaré Me Ripert, qualifiant d'"immondes" et "puantes" les cellules du palais.
Incidents en série
Le transport a ponctué une journée au cours de laquelle l'examen des responsabilités dans l'évasion a de nouveau été entièrement éclipsé par des incidents liés à la détention. Plusieurs accusés se sont plaints cette fois des conditions de leur extraction matinale. Tout est parti d'un réveil vers 6 heures pour le départ de la prison parisienne de la Santé, où au moins deux accusés n'auraient pas eu le temps de se vêtir complètement. L'un d'eux, Faouzi Hebieb, a refusé de quitter la maison d'arrêt en pyjama, exigeant de pouvoir se laver.
Hamed Illouli, autre complice présumé de l'évasion, a reproché à un surveillant gradé, à la tête d'une équipe "casquée" et "cagoulée" de l'avoir menacé d'une extraction de force s'il ne se hâtait pas sous la douche, lui laissant juste le temps d'enfiler un pantalon et un tee-shirt.
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