La cour se déplace dans "la souricière" de Ferrara

Par D.H. (avec agence), le 20 novembre 2008 à 23h04 , mis à jour le 21 novembre 2008 à 11h37

Les conditions de détention imposées au roi de la belle et à ses complices présumés ont ressurgi au coeur du procès jeudi.

Nino Ferrara/DRNino Ferrara © DR

De mémoire d'avocats, c'est une première judiciaire en France. Jeudi soir, la cour d'assises de Paris, qui juge actuellement le braqueur Antonio Ferrara et ses complices pour son évasion de la prison de Fresnes en 2003, s'est transportée dans les sous-sols du palais de justice de Paris pour constater les conditions d'enfermement des prévenus. Ordonnée vers 22h15, cette visite à huis clos dans les cellules de la "souricière" hébergeant lors des débats les quatre accusés ayant quitté le procès (dont Ferrara lui-même) a pris fin peu avant une heure du matin.

  • Après Antonio Ferrara, ses cinq frères sous les verrous

    Les frères du braqueur Antonio Ferrara, surnommé le "roi de la belle", figurent parmi dix-huit personnes récemment interpellées à Paris, dans le Var et au Brésil, suspectées d'un trafic de cocaïne entre l'Amérique latine et la France.

    Publié le 24/01/2011 Après Antonio Ferrara, ses cinq frères sous les verrous
  • Verdict plus clément pour le "roi de la belle"

    Douze ans de prison en appel, contre dix-sept en première instance : Antonio Ferrara voit sa peine allégée pour sa spectaculaire évasion de la prison de Fresnes. L'avocat Karim Achoui, lui, est acquitté.

    Publié le 23/10/2010 Verdict plus clément pour le "roi de la belle"
  • L'heure de la sentence pour le "roi de la belle"

    La cour d'assises de Paris doit donner dans quelques heures son verdict dans le procès en appel de l'évasion d'Antonio Ferrara de la prison de Fresnes, le 12 mars 2003. Les avocates générales se sont montrées sévères dans leurs réquisitions.

    Publié le 22/10/2010 L'heure de la sentence pour le "roi de la belle"
  • Evasion: 18 à 20 ans requis contre Ferrara, 7 contre Achoui

    Le parquet général a requis en appel lundi une peine de 18 à 20 ans de réclusion criminelle contre "le roi de la belle" pour son évasion de la prison de Fresnes en 2003. Sept ans et une interdiction d'exercer à vie ont été requis contre son ancien avocat.

    Publié le 18/10/2010 Evasion: 18 à 20 ans requis contre Ferrara, 7 contre Achoui
  • La spectaculaire évasion de Ferrara jugée en appel à partir de mardi à Paris

    Antonio Ferrara s'était enfui de la prison de Fresnes (Val-de-Marne), en 2003, lors d'une opération commando. Il a fait ce mardi son retour devant la cour d'assises de Paris, souriant et décontracté.

    Publié le 31/08/2010 La spectaculaire évasion de Ferrara jugée en appel à partir de mardi à Paris
  • Le roi de la belle acquitté mais en prison

    Contre l'avis du procureur, les jurés ont acquitté jeudi soir Antonio Ferrara et 8 de ses co-accusés pour l'attaque d'un fourgon blindé à Toulouse en 2001. Mais le roi de l'évasion n'est pas libérable avant 2035.

    Publié le 10/12/2009 Le roi de la belle acquitté mais en prison
Plus d'infos

  
Maître François Cotta, qui défend un des complices présumés de l'évasion du 12 mars 2003 à Fresnes, a confié avoir découvert "un univers extrêmement inquiétant", composé d'un total de 80 cellules de moins de 3m2, "extrêmement sales". "Si on n'a pas les nerfs extrêmement solides c'est une ambiance qui peut rendre fou", a-t-elle ajouté. Dans l'après-midi, Me Bernard Ripert, un autre avocat de la défense, avait sollicité ce transport au nom du droit à "la vérité", une demande ensuite relayée par la plupart des avocats. "Ce sera pour les jurés une petite approche de ce qu'est la prison. C'est  bien qu'ils se rendent compte des mauvais traitements", a déclaré Me Ripert, qualifiant d'"immondes" et "puantes" les cellules du palais.
  
Incidents en série
 
Le transport a ponctué une journée au cours de laquelle l'examen des responsabilités dans l'évasion a de nouveau été entièrement éclipsé par des incidents liés à la détention. Plusieurs accusés se sont plaints cette fois des conditions de leur extraction matinale. Tout est parti d'un réveil vers 6 heures pour le départ de la prison parisienne de la Santé, où au moins deux accusés n'auraient pas eu le temps de se vêtir complètement. L'un d'eux, Faouzi Hebieb, a refusé de quitter la maison d'arrêt en pyjama, exigeant de pouvoir se laver.
  
Hamed Illouli, autre complice présumé de l'évasion, a reproché à un surveillant gradé, à la tête d'une équipe "casquée" et "cagoulée" de l'avoir menacé d'une extraction de force s'il ne se hâtait pas sous la douche, lui laissant juste le temps d'enfiler un pantalon et un tee-shirt.

Par D.H. (avec agence) le 20 novembre 2008 à 23:04
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience