Antonio Ferrara © TF1/LCIA peine reprise, l'audience a été une nouvelle fois suspendue, vendredi matin, au procès de l'évasion d'Antonio Ferrara. Un des avocats de la défense a, en effet, demandé une nouvelle fois le renvoi de la procédure vendredi dès la reprise de l'audience, en présence de tous les accusés, y compris Ferrara et les quatre autres qui souhaitaient ne plus comparaître.
Me Bernard Ripert, qui défend un des douze accusés détenus (sur 21 accusés au total), complice présumé de l'évasion de Fresnes le 12 mars 2003, a justifié la nouvelle demande de renvoi en estimant que "la peur" planant désormais sur les débats - après les incidents de mardi avec les gendarmes (lire notre article) - était "mauvaise conseillère" pour la cour. "Aujourd'hui les accusés n'ont pas confiance dans votre justice!", a tonné Me Ripert à l'adresse de la présidente Janine Drai.
L'avocat a également fustigé l'intervention du procureur général Laurent Le Mesle, venu brièvement mercredi occuper le siège du ministère public pour demander que le procès se tienne quoi qu'il en soit. "Les accusés (y) ont intérêt", avait dit M. Le Mesle. "C'est la voix de son maître qui est venu dans cette cour, c'est la voix de Sarkozy !" a affirmé Me Ripert, en jugeant que Laurent Le Mesle avait fait "pression sur les débats".
Mercredi, avant que la présidente ne suspende le procès pour 24 heures afin de leur donner un "délai de réflexion", cinq accusés détenus dont Antonio Ferrara avaient annoncé leur départ de l'audience. Même si plusieurs avocats récusés, dont ceux de Ferrara, avaient déserté l'audience, le braqueur italien et tous ses coaccusés étaient présents et le calme régnait vendredi matin dans le box. "Si c'est calme comme ça c'est qu'ils n'ont pas dû être extraits de force", a confié une avocate hors audience.
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