Jorge Montes. © TF1/LCILe magistrat qui a signé malencontreusement l'arrêt ordonnant la libération d'un violeur présumé le 17 octobre dernier reconnaît samedi dans le Figaro sa responsabilité. "Je n'ai pas signé sans relire, je relis tous les arrêts, celui-là aussi, mais je n'ai pas vu, l'erreur m'a échappé" a déclaré au Figaro le président de la chambre de l'instruction, Thierry Bloch qui a "infirmé" au lieu de confirmer le maintien en détention provisoire dans un arrêt du 17 octobre, ce qui avait provoqué l'indignation de nombreuses personnalités, dont le président de la République, Nicolas Sarkozy.
L'erreur avait conduit à la remise en liberté de Jorge Montes, un Français d'origine uruguayenne de 48 ans, pour qui le parquet de Créteil avait requis le renvoi aux assises pour enlèvement, séquestration et viols sur deux personnes. Le 31 octobre, la chambre de l'instruction "a décidé de faire droit à la demande de rectification (de cette erreur, ndlr) qui avait été présentée par le parquet général". Et Jorge Montes avait été réincarcéré le même jour à la maison d'arrêt de Fresnes (Val-de-Marne).
D'après agence
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