Détails des couvertures des manuels de K&B vendus avec des poupées vaudou de Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy © K&BEn première instance, fin octobre, le tribunal avait invoqué "la liberté d'expression et le droit à l'humour" pour refuser la demande du président de la République. Nicolas Sarkozy a eu gain de cause en appel. La cour d'appel de Paris a estimé que la poupée vaudou à l'effigie du chef de l'Etat constituait bien une "atteinte à la dignité de la personne", par "l'incitation du lecteur à piquer la poupée (...) action que sous-tend l'idée d'un mal physique, serait-il symbolique".
Toutefois, elle a refusé sa demande de la retirer de la vente, cette mesure n'étant "pas proportionnée et adéquate", et demandé simplement à l'éditeur d'apposer sur toutes les poupées un bandeau précisant le contenu de la décision de justice. L'éditeur devra également verser au président un euro de dommages et intérêts.
Retirage
"Je suis tout à fait satisfait", a commenté l'avocat du chef de l'Etat, Me Thierry Herzog, qui "ne regrette nullement" d'avoir interjeté appelL'avocat, qui a soulevé un nouvel argument devant les juges d'appel (il a estimé que "nul ne p(ouvai)t prendre au sérieux ce procédé et croire qu'il prônerait un culte vaudou tel que pratiqué aux Antilles") devait encore s'entretenir avec le président "des suites à donner à cette affaire". Il pourrait en effet décider d'engager une action au civil et réclamer des dommages et intérêts supplémentaires à Tear Prod. Si l'avocat du rpésident est content, les éditions K&B (société Tear Prod) aussi ! Elles ont dit avoir accueilli "avec un grand soulagement" la décision et même annoncé qu'elles allaient procéder à un retirage des coffrets.
Pour moins de 13 euros, aiguilles pour les piquer comprises, des kits complets (manuels et poupées vaudou) sont vendus depuis mi-octobre pour se défouler sur Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. K&B invite ainsi à planter une aiguille dans la buste de la poupée Sarkozy sur un "Casse-toi pauvre con" ou un "Tom Cruise", et dans le ventre de la poupée Royal sur un "Pas fan de la justice chinoise" ou un "Vive le Québec libre". Pas du goût du président... qui avait aussitôt assigné en référé les éditions K&B, afin qu'elles retirent des poupées vaudou à son effigie qu'elles commercialisent sur internet. Le président avait argué du fait que son droit à l'image avait été violé.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




