Un an ferme requis contre Jorge Montes

le 18 novembre 2008 à 14h14 , mis à jour le 18 novembre 2008 à 14h23

Le violeur présumé libéré par erreur mi-octobre est jugé dans le cadre d'une enquête pour une agression commise début juin.

violeur erreur libérationJorge Montes. © TF1/LCI

Un an de prison ferme a été requis mardi pour violence avec arme devant le tribunal correctionnel de Paris à l'encontre de Jorge Montes. Ce violeur présumé avait libéré par erreur en octobre avant d'être réincarcéré sur décision de la cour d'appel de Paris. La décision a été mise en délibéré au 2 décembre.

  • Jorge Montes, l'heure des assises

    Jorge Montes, dont la brève libération par erreur en 2008 avait déclenché l'ire de Nicolas Sarkozy et valu à l'Etat d'être attaqué pour "faute lourde", comparaît depuis lundi pour viols et séquestration de deux femmes.

    Publié le 21/06/2010 Jorge Montes, l'heure des assises
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D'ici l'été, Jorge Montes, 48 ans, devrait être jugé à Créteil devant la cour d'assises du Val-de-Marne où il a été renvoyé la semaine dernière pour des viols sur deux femmes en 2006. Le 23 octobre, le quadragénaire, qui conteste ces viols, avait été remis en liberté à la faveur d'une erreur d'écriture de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris. Celle-ci avait "infirmé" au lieu de confirmer son maintien en détention provisoire. Le lendemain, à la demande expresse du président Nicolas Sarkozy alors en déplacement à Pékin, le parquet général avait déposé "une requête en rectification d'erreur matérielle". Mais le violeur présumé était toujours en liberté, en attendant la décision de la chambre de l'instruction, prévue pour le 31 octobre.

"Les coups de couteau ne lui étaient pas destinés"

C'est alors que, le 29 octobre, il avait été placé en garde à vue dans une autre affaire, suite au dépôt de plainte de Mario Rivas, un ancien co-locataire qui l'accusait de l'avoir menacé avec un couteau au mois de juin. Alors qu'il était en toute fin de garde à vue, le 31 octobre, la cour d'appel de Paris avait ordonné son retour en prison.

Jugé en comparution immédiate mardi pour l'agression de son co-locataire, Jorge Montes a assuré qu'il "ne s'était rien passé". Une version finalement plus ou moins confirmée par M. Rivas qui a reconnu que "les coups de couteau ne (lui) étaient pas destinés" et que ce soir-là, M. Montes s'était juste "énervé". Au cours des débats, le plaignant a reconnu qu'il n'aurait jamais déposé plainte si les policiers ne l'avaient pas convoqué par téléphone au mois d'octobre. "Comme par miracle, M. Rivas se manifeste et révèle qu'il a été agressé en juin !", a dénoncé l'avocat de M. Montes, Me Patrick Maisonneuve, choqué qu'on ait créé "cette histoire invraisemblable" afin "d'interpeller son client jusqu'à la décision de la chambre de l'instruction".

(D'après agence)

le 18 novembre 2008 à 14:14
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