Y a t'il eu "pression" pour impliquer Achoui ?

le 27 novembre 2008 à 16h14 , mis à jour le 27 novembre 2008 à 16h21

La cour d'assises de Paris, qui juge Antonio Ferrara et 20 complices présumés de son évasion, s'est inquiétée jeudi d'éventuelles "pressions" subies pendant l'enquête par des collaborateurs de l'avocat Karim Achoui pour l'impliquer dans l'affaire.

Karim Achoui, avocat de membres du grand banditismeKarim Achoui, avocat de membres du grand banditisme © TF1/LCI

La présidente de la cour d'assises de Paris n'y est pas allée par quatre chemins pour poser sa question. "Avez-vous subi des pressions? Est-ce qu'on a marchandé quelque chose avec vous (pour obtenir des informations défavorables à cet avocat)?", a demandé jeudi Janine Drai, à l'avocat Stéphane Sebag, un ex-collaborateur de Karim Achoui qui témoignait à la barre au procès du braqueur Antonio Ferrara et des 20 complices présumés de son évasion en 2003. "Je ne sais pas ce qu'est une garde à vue sinon une mesure de pression", a répondu Me Sebag, qui outre son passage devant les policiers avait été entendu comme témoin assisté fin 2005 par le juge d'instruction Jean-Paul Albert.

Mercredi soir, en fin d'audition, Me Céline Hurel, également ancienne du cabinet Achoui, mise en examen pour complicité dans l'évasion avant de  bénéficier d'un non-lieu, avait mis en cause l'impartialité du juge Albert. "Balancez Achoui ou vous êtes dans la merde", aurait déclaré le juge Albert à Me Hurel lors d'une perquisition chez elle en septembre 2003, d'après le témoignage de l'avocate devant la cour.
 
Karim Achoui est accusé de complicité à ce procès ouvert le 2 octobre pour deux mois. Il encourt la prison à vie. Il lui est reproché d'avoir donné le "top départ" de l'évasion en organisant un parloir le 10 mars 2003 à l'issue duquel Antonio Ferrara - dont il était l'avocat à l'époque - allait refuser la fouille réglementaire et être conduit au quartier disciplinaire, dans une cellule plus facilement accessible depuis l'extérieur.
  
Me Sebag a répété jeudi qu'il ne s'agissait pas d'un parloir-prétexte et que son patron lui avait confié ce jour-là cette mission afin de prévenir le braqueur italien d'une extraction prévue le lendemain pour une comparution devant un juge d'Evry. "Madame la présidente, le métier d'avocat c'est d'être présent pour rassurer  les clients, de montrer qu'on les assiste. Je ne trouvais pas anormal d'être présent ce jour-là", a souligné l'avocat.

le 27 novembre 2008 à 16:14
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

2 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Ouahid, le 16/04/2009 à 00h49

    Oui je pense qu il y a eu pression

  • Ouahid, le 16/04/2009 à 00h48

    Oui ouahid

Lire tous les commentaires

      logAudience