Cordon de sécurité au Palais de justice de Paris lors du verdict dans le procès Ferrara, le 15 décembre 2008. © TF1/LCIDix-sept ans pour Antonio Ferrara, 7 pour l'avocat Karim Achoui et 12 pour le surveillant Hocine Kroziz : la cour d'assises de Paris a sévèrement condamné lundi le braqueur italien et les complices de sa spectaculaire évasion de la prison de Fresnes en 2003.
Verdict plus clément pour le "roi de la belle"
Douze ans de prison en appel, contre dix-sept en première instance : Antonio Ferrara voit sa peine allégée pour sa spectaculaire évasion de la prison de Fresnes. L'avocat Karim Achoui, lui, est acquitté.
Publié le 23/10/2010
L'heure de la sentence pour le "roi de la belle"
La cour d'assises de Paris doit donner dans quelques heures son verdict dans le procès en appel de l'évasion d'Antonio Ferrara de la prison de Fresnes, le 12 mars 2003. Les avocates générales se sont montrées sévères dans leurs réquisitions.
Publié le 22/10/2010
Evasion: 18 à 20 ans requis contre Ferrara, 7 contre Achoui
Le parquet général a requis en appel lundi une peine de 18 à 20 ans de réclusion criminelle contre "le roi de la belle" pour son évasion de la prison de Fresnes en 2003. Sept ans et une interdiction d'exercer à vie ont été requis contre son ancien avocat.
Publié le 18/10/2010
4 ans de prison pour Ferrara pour détention d'explosifs à la Santé
Ferrara, âgé de 36 ans et transféré en décembre à la prison de Lille-Sequedin après sept ans passés à l'isolement à Fleury-Mérogis (Essonne), n'est libérable qu'à partir de 2035 du fait de ses précédentes condamnations.
Publié le 01/02/2010
Le roi de la belle acquitté mais en prison
Contre l'avis du procureur, les jurés ont acquitté jeudi soir Antonio Ferrara et 8 de ses co-accusés pour l'attaque d'un fourgon blindé à Toulouse en 2001. Mais le roi de l'évasion n'est pas libérable avant 2035.
Publié le 10/12/2009
"Antonio Ferrara, célibataire, sans enfant, innocent"
Le procès du "roi de la belle", jugé aux côté de dix autres personnes, pour une attaque à l'arme de guerre d'un fourgon blindé à Toulouse en 2001, s'est ouvert vendredi devant les assises de Paris.
Publié le 06/11/2009
Accueilli sous les huées et les menaces des proches des accusés, ce verdict, prononcé en pleine nuit après trois jours de délibérations, a été assorti d'un placement en détention pour ces deux complices qui comparaissaient libres, coupables d'avoir "trahi" leur profession. Fidèle à sa décision de ne plus faire face à des juges menant une procédure "inéquitable", Antonio Ferrara a refusé d'assister au verdict contre l'avis de ses avocats, qui devraient faire appel de la condamnation tout comme ceux de Karim Achoui.
A l'issue de ce procès de dix semaines, la cour a prononcé deux acquittements, quelques peines avec sursis et des condamnations de un à 17 ans ferme, dont quatre de 15 ans pour ceux convaincus d'avoir participé à l'assaut de la prison et tiré sur deux surveillants, parties civiles. Reconnus coupables de complicité d'évasion, destruction de biens par explosifs, de véhicules par incendie, transport d'armes ou association de malfaiteurs... la plupart des autres complices ont écopé de peines entre 2 et 11 ans.
"Il ne faut être ni avocat, ni arabe"
"C'est le procès de la honte, la France n'en sort pas grandie !", s'est indigné Me Pascal Garbarini, avocat d'un des assaillants, en référence à l'une des originalités de ce procès : la condamnation de trois accusés, dont le principal, sans même qu'ils aient été défendus puisqu'ils ont fini par refuser de comparaître, récusant leurs avocats. Me Lionel Moroni, l'un des avocats d'Antonio Ferrara, a dénoncé quant à lui une peine d'"élimination" prononcée contre "un homme qui n'a pas de sang sur les mains" et "a été traité comme un animal". "On ira en appel et on fera la démonstration que cette décision est absolument injuste et sans fondement", a déclaré Me Patrick Maisonneuve, un des trois conseils de Me Achoui, qui venait de s'emporter contre la partie civile ayant "eu la peau d'un avocat". Car les esprits s'étaient échauffés dans la salle d'audience.
Dans un mouvement de foule canalisé par quelque 70 gendarmes, les parents et amis des accusés ont hurlé menaces, insultes et imprécations à l'égard des juges. "Vous trouvez qu'il y a une justice !", a protesté le père de Yannick Graziani, l'un des quatre condamnés à 15 ans. La salle, comme ses défenseurs, accusaient la cour d'avoir fait preuve de racisme en condamnant sévèrement l'avocat qui défendait Ferrara à l'époque des faits. "Il paie parce qu'il s'appelle Karim Achoui", lançait une jeune femme, tandis que Me Francis Szpiner estimait qu'en France "il ne faut être ni avocat, ni arabe, on s'en sort mieux".
Si la cour a eu la main lourde contre l'avocat et le surveillant, elle a dans l'ensemble infligé des peines légèrement inférieures à celles requises, même pour "Nino" Ferrara contre qui l'avocat général avait réclamé 20 ans. L'affaire pour laquelle comparaissaient 21 accusés remontait au 12 mars 2003 : à 4h15, un commando d'une dizaine d'hommes avait pris d'assaut la prison de Fresnes avec armes automatiques et explosifs pour libérer le braqueur du quartier disciplinaire. S'en était suivi une cavale de quatre mois avant son arrestation le 10 juillet 2003 dans un café parisien.
(D'après agence)
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