Affaire Couraud : nouvelle levée du secret défense

le 30 décembre 2008 à 11h58 , mis à jour le 30 décembre 2008 à 12h18

Hervé Morin, ministre de la Défense, a accepté la déclassification de nouveaux documents concernant la disparition du journaliste Jean-Pascal Couraud. Il a disparu en 97 alors qu'il travaillait sur un présumé compte de Jacques Chirac au Japon.

jacques chiracJacques Chirac, interrogé par TF1 le 22 novembre 2007 © TF1/LCI

L'enquête sur la mystérieuse disparition en décembre 1997 du journaliste Jean-Pascal Couraud, alors qu'il travaillait sur d'éventuels transferts de fonds entre  une grosse entreprise de Polynésie française et un compte qu'aurait détenu Jacques Chirac au Japon, va peut-être pouvoir avancer de nouveau. Le ministre de la Défense, Hervé Morin, a accepté le 22 décembre la déclassification de toute une série de document émanant de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), a-t-on appris auprès de son service de presse mardi.

Le ministre a donc choisi de suivre l'avis de la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) qui avait recommandé, dans un avis du 4 décembre, la déclassification de 11 documents, ainsi que la déclassification partielle de deux autres. Elle avait donné un avis défavorable à la déclassification de 13 autres documents. La CCSDN avait déjà émis le 2 octobre un premier avis favorable à la déclassification de 16 documents sur les 17 saisis le 4 juin au siège de la DGSE par le juge de Papeete Jean-François Redonnet, qui enquête sur la disparition du journaliste indépendant. Hervé Morin avait déjà suivi cet avis.

Tourtué puis noyé ?

Une lettre relatant les conditions de la disparition de Jean-Pacal Couraud, jamais élucidée, a été retrouvée en septembre lors d'une perquisition au domicile du sénateur ex-UMP Gaston Flosse, ont par ailleurs indiqué lundi à Tahiti les deux avocats de la  famille Couraud. Selon ce courrier qui aurait été écrit par un homme soupçonné d'enlèvement du journaliste, Jean-Pascal Couraud aurait été torturé puis noyé.

Dans un communiqué, l'ex-homme fort de la Polynésie a estimé que l'évocation de son nom dans cette affaire relevait "d'affirmations tellement dérisoires que même l'autorité judiciaire n'a pas estimé nécessaire de me convoquer et de m'interroger à ce sujet". Assurant jouer un rôle "déterminant" dans les discussions en cours pour dégager une majorité dans le territoire, il estime, sans plus de précision, que cette position pousse "certaines autorités de l'Etat à manipuler sciemment des informations judiciaires pour faire barrage au consensus politique" local.
  

le 30 décembre 2008 à 11:58
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

2 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • CLAUDE rIPOLL, le 25/07/2009 à 05h32

    Je suis à tahiti depuis 20 ans.Nous avons connu les bons mais surtout les mauvaises action du groupement qui avait été formé par et sous l'autorité de gaston FLOSSE,que l'on ne nous raconte pas d'histoires sur les exactions qui on été commises tout au long de cette période .Toute cette période a été un SCANDALE,défendue uniquement par ceux qui été intéressé.ALORS?????????? CLAUDE MAHINA

  • Tam, le 30/12/2008 à 14h57

    La détermination de la famille à vouloir la vérité sur cette affaire est exemplaire, il est grand temps de savoir ce qui s'est réellement passé, une mort d'homme est loin d'être anodine....même sous les tropiques, c'est aussi le souvenir d'une tragédie qui a marqué les esprits. L'enquête avance c'est essentiel pour toutes ces questions qu'on se pose, ces doutes qui hantent, même si au fond cette vérité tant redoutée on la connaît tous depuis le début.

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      • Le grand quiz de l'info
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        Nous recommandons
        logAudience