Jorge Montes relaxé des faits de violence

le 02 décembre 2008 à 13h14 , mis à jour le 02 décembre 2008 à 13h26

Le violeur présumé, libéré par erreur en octobre avant d'être réincarcéré sur décision de la cour d'appel de Paris, a été relaxé mardi dans un autre dossier portant sur des violences.

violeur erreur libérationJorge Montes. © TF1/LCI

Lors de l'audience du 18 novembre, le prévenu, Jorge Montes, professeur de tango, avait assuré qu'il "ne s'était rien passé". Une version finalement en partie confirmée par son ancien colocataire, Mario Rivas qui avait reconnu que "les coups de couteau ne (lui) étaient pas destinés" et que ce soir-là, M. Montes s'était juste "énervé". Le ministère public avait requis une peine d'un an de prison ferme. Le tribunal a décidé de lui accorder la relaxe ce mardi.

  • Jorge Montes jugé en appel pour viol

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Jorge Montes, 48 ans, devrait être jugé d'ici l'été à Créteil devant la cour d'assises du Val-de-Marne où il a été renvoyé pour le viol de deux femmes en 2006. Le 23 octobre, ce Français d'origine uruguayenne, qui conteste ces viols, avait été remis en liberté à la faveur d'une erreur d'écriture de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris. Celle-ci avait "infirmé" au lieu de confirmer son maintien en détention provisoire.
  
Le lendemain, à la demande expresse du président Nicolas Sarkozy alors en déplacement à Pékin, le parquet général avait déposé "une requête en rectification d'erreur matérielle". Mais le violeur présumé était toujours en liberté, en attendant la décision de la chambre de l'instruction, prévue pour le 31 octobre. C'est alors que, le 29 octobre, il avait été placé en garde à vue dans une autre affaire, à la suite du dépôt de plainte de Mario Rivas. Alors qu'il était en fin de garde à vue, le 31 octobre, la cour d'appel de  Paris avait finalement ordonné son retour en prison.
  
A l'audience, Mario Rivas avait reconnu qu'il n'aurait jamais déposé plainte si les policiers ne l'avaient pas convoqué par téléphone au mois d'octobre. L'avocat de M. Montes, Me Patrick Maisonneuve s'était indigné que "sur instruction", on ait "réveillé la mémoire" du plaignant et créé "cette histoire invraisemblable" afin "d'interpeller son client jusqu'à la décision de la chambre de l'instruction".

le 02 décembre 2008 à 13:14
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