Techniciens et enquêteurs sur les lieux du sabotage d'un TGV, en novembre 2008 © TF1/LCIAprès Noël c'est la Saint-Sylvestre que le suspect n°1 dans l'enquête sur les sabotages de plusieurs lignes TGV passera en prison. Vendredi, la cour d'appel de Paris a en effet décidé le maintien en détention de Julien Coupat, validant ainsi un appel du parquet qui contestait sa remise en liberté ordonnée par un juge des libertés et de la détention le 19 décembre dernier. "Une fois de plus, les principes élementaires du droit pénal ne sont pas respectés", a déploré l'avocate du jeune homme, Irène Terrel, sur i-Télé. "Ils veulent casser Julien et Yldune. Ce matin, entre le moment où Julien est sorti de prison et le moment où il est rentré au tribunal, il a été déshabillé plusieurs fois. A chaque fois on le met complètement nu. Le but c'est de l'humilier", a déclaré de son côté le père de Julien, Gérard Coupat, sur France info.
Sabotages de TGV : la police a un nouveau suspect
Dans l'affaire dite "de Tarnac", un homme de 33 ans a été mis en examen vendredi pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste".
Publié le 28/11/2009
Présenté comme l'instigateur des dommages causés par un groupe qualifié d'anarcho-autonome sur plusieurs lignes SNCF, Julien Coupat est derrière les barreaux depuis le 15 novembre, de même que sa compagne, Yldune Lévy. L'affaire porte sur des dégâts commis dans la nuit du 7 au 8 novembre : des crochets constitués de fers à béton assemblés avaient été placés sur plusieurs caténaires. Un autre sabotage, le 26 octobre en Moselle avec une méthode identique, est aussi l'objet de l'enquête. Des dégradations que conteste Julien Coupat, 34 ans, mis en examen pour direction d'une entreprise terroriste et destructions en réunion à visée terroriste.
Neuf mises en examen
Me Steeve Montagne, avocat d'Yldune Lévy, poursuivie pour destructions en réunion et association de malfaiteurs à visée terroriste, avait également déposé une demande de remise en liberté de sa cliente qui a été rejetée par un juge des libertés et de la détention au motif que la jeune femme n'a pas encore été interrogée par le juge d'instruction. Le magistrat a prévu de l'entendre le 8 janvier, selon l'avocat.
Dans cette affaire, neuf personnes, cinq femmes et quatre hommes, âgés de 22 à 34 ans, ont été mises en examen notamment pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste". Mais seuls Julien Coupat et sa compagne ont été maintenus en détention, lui à la maison d'arrêt de la Santé, elle à Fleury Mérogis. Cinq suspects avaient en effet été mis en détention le 15 novembre, avant que trois soient remis en liberté le 2 décembre par la chambre de l'instruction, contre l'avis du parquet.
(D'après agence)
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