Julien Coupat passera bien la Saint-Sylvestre en prison

le 26 décembre 2008 à 16h02 , mis à jour le 26 décembre 2008 à 22h34

La cour d'appel de Paris a décidé vendredi le maintien en détention du chef présumé du groupe à l'origine de dégradations contre des lignes SNCF.

Techniciens et enquêteurs sur les lieux du sabotage d'un TGV, en novembre 2008Techniciens et enquêteurs sur les lieux du sabotage d'un TGV, en novembre 2008 © TF1/LCI

Après Noël c'est la Saint-Sylvestre que le suspect n°1 dans l'enquête sur les sabotages de plusieurs lignes TGV passera en prison. Vendredi, la cour d'appel de Paris a en effet décidé le maintien en détention de Julien Coupat, validant ainsi un appel du parquet qui contestait sa remise en liberté ordonnée par un juge des libertés et de la détention le 19 décembre dernier. "Une fois de plus, les principes élementaires du droit pénal ne sont pas respectés", a déploré l'avocate du jeune homme, Irène Terrel, sur i-Télé. "Ils veulent casser Julien et Yldune. Ce matin, entre le moment où Julien est sorti de prison et le moment où il est rentré au tribunal, il a été déshabillé plusieurs fois. A chaque fois on le met complètement nu. Le but c'est de l'humilier", a déclaré de son côté le père de Julien, Gérard Coupat, sur France info.

Plus d'infos

Présenté comme l'instigateur des dommages causés par un groupe qualifié d'anarcho-autonome sur plusieurs lignes SNCF, Julien Coupat est derrière les barreaux depuis le 15 novembre, de même que sa compagne, Yldune Lévy. L'affaire porte sur des dégâts commis dans la nuit du 7 au 8 novembre : des crochets constitués de fers à béton assemblés avaient été placés sur plusieurs caténaires. Un autre sabotage, le 26 octobre en Moselle avec une méthode identique, est aussi l'objet de l'enquête. Des dégradations que conteste Julien Coupat, 34 ans, mis en examen pour direction d'une entreprise terroriste et destructions en réunion à visée terroriste. 

Neuf mises en examen

Me Steeve Montagne, avocat d'Yldune Lévy, poursuivie pour destructions en réunion et association de malfaiteurs à visée terroriste, avait également déposé une demande de remise en liberté de sa cliente qui a été rejetée par un juge des libertés et de la détention au motif que la jeune femme n'a pas encore été interrogée par le juge d'instruction. Le magistrat a prévu de l'entendre le 8 janvier, selon l'avocat.

Dans cette affaire, neuf personnes, cinq femmes et quatre hommes, âgés de 22 à 34 ans, ont été mises en examen notamment pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste". Mais seuls Julien Coupat et sa compagne ont été maintenus en détention, lui à la maison d'arrêt de la Santé, elle à Fleury Mérogis. Cinq suspects avaient en effet été mis en détention le 15 novembre, avant que trois soient remis en liberté le 2 décembre par la chambre de l'instruction, contre l'avis du parquet.

(D'après agence)

le 26 décembre 2008 à 16:02
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6 Commentaires

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  • Eric bothorel, le 26/12/2008 à 20h58

    MAM est fiere de son trophée. C vrai qu'on attend toujours l'arrestation des milliers de siffleurs de marseillaise... ainsi que des poseurs de batons de dynamite au printemps (ou l'enquête progresse très vite;..sic). En même temps, on est pas pressé.

  • JC, le 26/12/2008 à 19h10

    Scandaleux !

  • Miledu, le 26/12/2008 à 19h09

    Si on ne relache pas ces personnes c'est que la justice juge nécessaire leur détention.

  • Alain, le 26/12/2008 à 19h07

    Ca va faire lourd en indemnités après une condamnation par la cour européenne des droits de l'homme (2 mois pour qu'un juge d'instruction aie le temps d'interrogerr une supposée dangereuse terroriste) . est ce qu eça fait sérieux ? Et c'est bien évidemment nous qui allons casuqer !

  • Orion, le 26/12/2008 à 19h05

    Nos politiques pourrissent la vie des citoyens à longueur de temps. La justice est elle-même à leur botte. Il devient quasiment impossible à tout un chacun d'apercevoir les justifications valides pour les incarcérations tant les coups politiques de la bande à Sarko se multiplient.

  • Fnic, le 26/12/2008 à 18h52

    Dans le pays dit des droits de l'homme, on sort de prison au bout de six mois, un député UMP (de droite) coupable et qui a été condamné à trois ans de prison et de l'autre côté en met en prison un couple et on les garde en prison, sans aucune preuve, que devient la loi sur la présomption innocence, ce couple a été qualifié d' ultra gauche par la ministre de l'interieur, la démocratie est ultra en danger en France.

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