Techniciens et enquêteurs sur les lieux du sabotage d'un TGV, en novembre 2008 © TF1/LCI"Il devrait être libre à l'heure où je vous parle." Pour son avocate, la question ne fait aucun doute : Julien Coupat, incarcéré depuis la mi-novembre dans l'enquête sur des dégradations contre des lignes TGV, est victime d'une "procédure exceptionnelle qui n'a pas lieu d'être".
Ce mardi, Me Irène Terrel espère bien que le président de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris, qui contrôle le travail des juges, invalidera le référé-détention, pris avant le week-end par le parquet de Paris, pour bloquer la remise en liberté du jeune homme de 34 ans. Julien Coupat est présenté, par certains enquêteurs, comme le meneur d'un groupe anarchiste soupçonné d'être impliqué dans les dégradations de caténaires de TGV, fin octobre - début novembre.
Une nouvelle décision dès vendredi
"Un référé-détention à la veille de Noël, ça va trop loin, c'est lamentable", avait estimé l'avocate après que le parquet eut bloqué la remise en liberté qui venait pourtant d'être ordonnée par un juge des libertés et de la détention (JLD).
La remise en liberté immédiate de Julien Coupat peut être ordonnée ce mardi. Mais, ce long cheminement judiciaire, de toute façon, ne s'arrêtera pas là : vendredi, la chambre de l'instruction, en formation collégiale (un président et deux assesseurs) statuera au fond sur l'appel du parquet contre l'ordonnance de remise en liberté du JLD. Si Coupat a été libéré mardi, il pourrait rester libre ou retourner en prison trois jours plus tard. S'il reste en détention mardi, soit il y sera maintenu, soit il sera relâché vendredi.
Un couple sous surveillance
Julien Coupat a été mis en examen le 15 novembre pour "direction d'une entreprise terroriste et destructions en réunion à visée terroriste". A ce jour, des neuf mis en examen dans ce dossier, il reste le seul avec sa compagne, Yldune Levy, à être en détention à la maison d'arrêt de la Santé. Faut-il y voir un signe de mauvaise augure pour Coupat : la demande de remise en liberté de sa compagne a été rejetée vendredi par le JLD, car Yldune Levy n'a pas encore été entendue par le juge d'instruction chargé du dossier.
Dans un rapport au procureur de Paris, la sous-direction antiterroriste explique notamment avoir vu le le 7 novembre 2008, le couple qui était placé sous surveillance, à proximité d'une des voies ferrées visées par un acte de sabotage. Julien Coupat a formellement contesté les faits qui lui sont reprochés
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