Marchiani bientôt gracié par Sarkozy ?

le 11 décembre 2008 à 14h10 , mis à jour le 11 décembre 2008 à 14h12

Condamné pour corruption, l'ancien préfet du Var pourrait être au nombre des détenus méritants proposés à la grâce présidentielle d'ici la fin de l'année.

L'arrivée de Jean-Charles Marchiani le 26 mai 2008 à la prison de la Santé, filmée par LCIL'arrivée de Jean-Charles Marchiani le 26 mai 2008 à la prison de la Santé, filmée par LCI © LCI

De la préfecture du Var à la prison, Jean-Charles Marchiani aura connu un parcours plus qu'atypique. Aujourd'hui âgé de 65 ans, il s'était fait connaître du grand public en 1988 comme l'artisan de la libération des otages détenus au Liban. Mais cet habitué des missions discrètes, proche de Charles Pasqua, est aussi connu pour ses démêlés judiciaires. Il est d'ailleurs incarcéré depuis le 26 mai après avoir été condamné pour des faits de corruption à deux peines, qui ont été confondues, de trois et un an de prison ferme. Sa double condamnation, dans des affaires de commissions occultes, était devenue définitive après le rejet de ses pourvois le 19 mars par la Cour de cassation. Il figure en outre parmi les 42 prévenus du procès de l'Angolagate, où il comparaît détenu depuis le 6 octobre.

Pourrait-il être bientôt libéré ? Il pourrait, en tout cas, figurer parmi les détenus méritants qui seront proposés à la grâce individuelle du président Nicolas Sarkozy avant la fin de l'année.

Les critères énoncés par Sarkozy pour toute grâce individuelle

C'est ce qu'a révélé la CGT pénitentiaire, qui s'indigne dans un communiqué : le syndicat, utilisant le conditionnel, suggère ainsi que le chef de l'Etat "ferait libérer un proche en la personne de l'ex-préfet Marchiani". Et il dénonce par avance ce qui serait à ses yeux une libération "en catimini". La CGT pénitentiaire n'est toutefois pas la seule à évoquer l'existence d'un tel projet, qui a été "confirmé officieusement" de source proche du dossier.

A l'Elysée, on rappelle simplement que "le président de la République a demandé des propositions au garde des Sceaux" en vue de faire bénéficier, avant la fin de l'année, d'une grâce individuelle, une quarantaine de détenus. Parmi les critères choisis, Nicolas Sarkozy avait évoqué "une détermination hors du commun à suivre une formation professionnelle", "la preuve d'un courage ou d'une solidarité exemplaire" ou un effort pour "indemniser significativement leurs victimes", dans un courrier à Rachida Dati du 28 novembre.

D'après agence

le 11 décembre 2008 à 14:10
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1 Commentaires

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  • Christian, le 11/12/2008 à 14h30

    Ben voyons .....

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