Rouillan reste en prison

le 04 décembre 2008 à 14h10 , mis à jour le 04 décembre 2008 à 16h28

La semi-liberté du cofondateur du groupe armé d'extrême gauche Action directe lui avait été retirée en octobre à la suite d'une interview controversée.

Jean-Marc Rouillan Action directeJean-Marc Rouillan, ancien militant du groupe armé d'extrême-gauche Action directe © TF1-LCI

Le cofondateur d'Action Directe restera derrière les barreaux. La cour d'appel de Paris a refusé jeudi de rendre sa semi-liberté à Jean-Marc Rouillan. La chambre d'application des peines de la cour d'appel a confirmé la révocation de la mesure de semi liberté décidée en première instance le 16 octobre dernier. Ce régime qui lui avait été retiré en octobre à la suite d'une interview controversée à L'Express. "Sous réserve d'un accord de notre client, nous formons un pourvoi" en cassation, ont déclaré les avocats de Jean-Marc Rouillan.

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Dans l'interview du 2 octobre, interrogé sur  d'éventuels regrets sur ces actes, il avait répondu : "je n'ai pas le droit de  m'exprimer là-dessus... Mais le fait que je ne m'exprime pas est une réponse. Car il est évident que si je crachais sur tout ce qu'on avait fait, je pourrais m'exprimer. Mais par cette obligation de silence, on empêche aussi notre expérience de tirer son vrai bilan critique".

Il passait ses nuits et week-ends en prison

L'interview à l'Express "ne concerne qu'en toute petite partie les faits qu'il ne pouvait pas évoquer", souligne l'arrêt rendu jeudi. Mais les réponses de Rouillan ne peuvent apparaître pour les victimes "que comme l'expression publique de son opinion sur le crime commis", poursuit-il. Le 27 novembre dernier, lors de l'audience d'appel, le parquet général de Paris s'était déclaré opposé à ce que la semi-liberté soit rendue à  Jean-Marc Rouillan, que le porte-parole de la LCR, Olivier Besancenot, était  venu soutenir en dénonçant un "acharnement judiciaire".

Comme Georges Cipriani, Nathalie Ménigon et Joëlle Aubron (décédée en 2006),  Jean-Marc Rouillan a été condamné deux fois à la réclusion criminelle à  perpétuité pour les assassinats du PDG de Renault, Georges Besse, en 1986, et de  l'ingénieur général de l'armement, René Audran, en 1985. Ces condamnations ont été assorties d'une peine de sûreté de 18 ans et, après plusieurs demandes, Jean-Marc Rouillan bénéficiait depuis décembre 2007 de la semi-liberté, régime intermédiaire obligatoire d'une durée d'un an avant la libération conditionnelle. Il travaillait pour l'éditeur marseillais Agone mais passait ses nuits et  ses week-ends à la prison des Baumettes.

D'après agence

le 04 décembre 2008 à 14:10
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9 Commentaires

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  • Emma, le 04/12/2008 à 16h38

    Qu'il y reste jusqu'au bout. C'est honteux de laisser un tel personnage en semi-liberté. Nous sommes tous des victimes potentielles de ce genre d'individu qui ne réfléchit pas plus loin que le bout de son nez pour obtenir ce qu'il veut, sans se soucier de la société qui l'entourre... Pourquoi la société devrait se soucier de son sort?

  • Regis, le 04/12/2008 à 16h29

    Cet assassin n'a que ce qu'il merite, merci a la justice de notre pays !

  • Tomtom, le 04/12/2008 à 16h14

    Il ne faut pas oublier que cet homme n'est pas Robin des bois. Il a fait des victimes et il faut penser à leurs familles en premier avant de s'appitoyer sur son sort.

  • Albatroce, le 04/12/2008 à 16h02

    En prison il aura le temps de mediter sur les conséquences de ses actes passés.La justice francaise est decidement bien trop clemente.

  • Roger, le 04/12/2008 à 15h52

    Qu'il y reste et jusqu'au bout de sa peine, les victimes innocentes qu'il a lachement assasinées ont pris perpétuité elles!

  • El ninio, le 04/12/2008 à 15h47

    Olivier tu peux lui envoyer des mandats et des collis ton copain acec qui tu partage les memes idées est en prison pour longtemps,Mais messieurs Bessses , et Autran sont dans leurs caveaux pour l'éternité.

  • Max, le 04/12/2008 à 15h26

    Qu'il y reste il est bien ou il est n'en déplaise aux extremistes gauchos

  • Talleyrand, le 04/12/2008 à 14h42

    C'est une excellente décision , très juste ...aucune compassion à avoir pour cet individu. il a choisi la lutte armée, il a choisi le crime...c'était son droit à choisir son destin . mais il doit l'assumer jusqu'au bout ! quant à moi je ne vois aucun inconvenient à ce qu'il y ait un acharnement judiciaire contre ce gars là qui clairement exprime son absence de regret. une pensée pour les familles des victimes de ce type ...

  • Jerome, le 04/12/2008 à 14h38

    C'est Besancenot qui aime bien Rouillan qui va être triste!

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