Cheb Mami renvoyé en correctionnelle

le 14 janvier 2009 à 19h26 , mis à jour le 14 janvier 2009 à 19h41

Le chanteur franco-algérien de raï devra notamment répondre de "violences" et "menaces", dans l'affaire de la tentative d'avortement forcé de son ex compagne française.

[Expiré] [Expiré] cheb mami © AFP

Le chanteur franco-algérien Cheb Mami est renvoyé devant le tribunal correctionnel de Bobigny, notamment pour "violences" et "menaces", dans l'affaire de la tentative d'avortement forcé de son ancienne compagne française, a indiqué mercredi une source judiciaire. Selon cette source, le juge d'instruction chargé du dossier a signé mercredi une ordonnance de renvoi des quatre hommes mis en examen, dont le chanteur de raï âgé de 42 ans, en fuite en Algérie et qui nie son implication, et son manageur. Le procès pourrait avoir lieu en septembre 2009 si aucun avocat ne faisait appel de l'ordonnance, conforme aux réquisitions prises en octobre par le parquet de Bobigny.

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Cheb Mami est renvoyé pour "violences ayant entraîné une ITT de plus de huit jours (30 jours) avec trois circonstances aggravantes (réunion, préméditation et faits commis sur personne vulnérable), "complicité d'enlèvement et séquestration", "complicité d'administration de substance nuisible" et "menaces et intimidations pour ne pas porter plainte". Il encourt 10 ans de prison et 150.000 euros d'amende.

Il disait avoir perdu "confiance en la justice française"

A l'été 2005, la victime, une photographe de presse spécialisée dans le raï, avait été droguée et séquestrée dans la villa algéroise du chanteur, où deux femmes et un homme de main auraient pratiqué sur elle un curetage, sans atteindre l'objectif escompté, selon la même source. Revenue en France, la femme a constaté la viabilité du foetus et décidé de garder l'enfant, une fille, née en mars 2006. Un mandat d'arrêt international avait été lancé il y a un an et demi en France à l'encontre du chanteur, de son vrai nom Mohammed Khalifati, qui ne s'était pas présenté à une convocation de justice concernant cette affaire.

Mis en examen le 28 octobre 2006, le chanteur avait été écroué au quartier VIP de la prison de la Santé à Paris. En février, il avait versé la caution nécessaire à sa remise en liberté et avait été placé sous contrôle judiciaire.  Dans des déclarations à la presse en 2007 en France et en Algérie, Cheb Mami avait affirmé vouloir être jugé en Algérie, après avoir perdu "confiance en la justice française" et dénoncé "un acharnement quasi orchestré des médias français et européens" motivé, selon lui, par son statut de "star arabe".

le 14 janvier 2009 à 19:26
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