Image d'archives © TF1Des traces ADN de l'homme qui s'est livré à la police en mars 2008 pour avouer deux meurtres commis au pont de Neuilly (Hauts-de-Seine) ont été retrouvées sur le corps de la seconde victime, a-t-on appris de source judiciaire, confirmant une information du Parisien. Les traces, retrouvées sous les ongles de Marie-Judith Araujo, tuée le 22 mai 2002, confortent les aveux de David Sagno, qui a été mis en examen au tribunal de Nanterre et incarcéré dans les deux affaires. Si le meurtre de Mme Araujo n'a jamais été élucidé, celui de Marie-Agnès Bedot, commis en décembre 2001 au même endroit, avait conduit à l'arrestation puis à la condamnation à 18 ans de réclusion, en première instance et en appel, d'un autre homme, Marc Machin.
Après avoir vu une première demande de remise en liberté refusée par la commission de révision des condamnations pénales en juin dernier, Marc Machin, 26 ans, a finalement pu sortir de prison le 7 octobre dernier. Saisie une seconde fois, la commission de révision des condamnations pénales lui avait accordé une suspension de peine le 1er juillet, en prenant en compte la découverte d'une empreinte génétique de David Sagno sous un ongle de Mme Bedot. Après avoir avoué dans un premier temps le crime en garde à vue, Marc Machin avait toujours nié les faits.
En dépit de sa remise en liberté, il demeure coupable du meurtre de Marie-Agnès Bedot aux yeux de la justice. Une éventuelle révision du procès ou une annulation de sa condamnation dépendront notamment du sort judiciaire de David Sagno. Depuis le début du XXe siècle, six dossiers criminels ont été au bout de la révision et ont conduit à l'acquittement de personnes condamnées à tort.
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