Fusillade de Carcassonne : l'auteur des tirs révoqué

Par , le 07 janvier 2009 à 22h21 , mis à jour le 07 janvier 2009 à 22h22

Le sergent qui avait fait 17 blessés lors d'une journée portes ouvertes dans une caserne de Carcassonne, en tirant par erreur à balles réelles en juin, est renvoyé à la vie civile.

Carcassonne fusillade vidéoImage extraite d'une vidéo amateur filmée lors de la fusillade © DR

Le sergent qui avait fait 17 blessés lors d'une journée portes ouvertes dans une caserne de Carcassonne, en tirant par erreur à balles réelles le 29 juin, a été révoqué, a indiqué mercredi le colonel Benoît Royal, confirmant une information de Midi Libre. Cette sanction disciplinaire qui a été notifiée mercredi au sergent Nicolas Vizioz, 28 ans, conduit à "sa révocation définitive des cadres de l'armée et à son retour à la vie civile", a précisé le porte-parole de l'armée de terre. "L'autorité militaire a pris le temps de son enquête et les responsabilités ont été clairement identifiées et assumées par le sergent Vizioz", a ajouté le colonel Royal. Le sous-officier, suspendu à titre conservatoire au lendemain de l'accident, avait été par ailleurs mis en examen devant la justice civile pour "blessures involontaires" et encourt trois ans d'emprisonnement.
 
Son avocat, Me Jean-Robert Nguyen-Phung, a précisé que son client s'était rendu à la caserne mercredi après-midi pour prendre connaissance de la décision. "Il a accueilli la nouvelle non pas avec joie, mais cela faisait longtemps qu'il attendait cette décision. Il semblait soulagé d'enfin savoir", a déclaré Me Nuguyen-Phung. "Pour une faute involontaire et non intentionnelle, je trouve que la radiation est une décision disproportionnée," a ajouté l'avocat. Me Nguyen-Phung a estimé que "le sergent Vizioz est le bouc émissaire de tous les dysfonctionnements" dans cette affaire. Interrogé par l'AFP sur ces déclarations, le porte-parole de l'armée de terre n'a pas souhaité faire de commentaires.
 
17 personnes, parmi lesquelles plusieurs enfants, avaient été blessées par balles en assistant à une démonstration publique du 3e Régiment Parachutiste d'Infanterie de Marine. Le ministre de la Défense Hervé Morin avait fait état le 6 juillet de "dysfonctionnements sur les conditions de délivrance et de contrôle des munitions". L'autorité militaire a déjà pris des sanctions disciplinaires dans cette affaire contre cinq officiers en leur infligeant des peines de suspension avec mise aux arrêts.

(Agence)

Par Diane Heurtaut le 07 janvier 2009 à 22:21
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

2 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Rapace, le 08/01/2009 à 00h07

    Quand ça marche, c'est le chef qui ont de l'avancement et sont décorés Les subordonnés sont récompensés dans la personnne de leur chef Quand ça marche pas, les chefs sont punis dans la perosnne des subordonnés.

  • Paris, le 07/01/2009 à 23h04

    C'est quand même la moindre des choses. Il y aurait pu y avoir des morts , et certains blessés resteront pour rtoutes leur vie hnadicapés. Il faut arreter ces démonstrations stupides, et augmenter les contrôles dans les armureries afin de s'assurer que certains militaires qui sont avides de distratctions baliistiques ne possèdents pas sur eux des balles réelles. On ne rentre pas dans l'armée pour faire mumuse avec son FAMAS.

Lire tous les commentaires

      logAudience