Renvoi du procès de la dernière compagne de Raymond Devos

le 29 janvier 2009 à 10h55 , mis à jour le 29 janvier 2009 à 19h11

Elle est accusée d'avoir abusé de la faiblesse de l'humoriste malade, en lui administrant des doses excessives de calmants pour le maintenir sous influence.

Image d'archive. Raymond Devos.Image d'archive. Raymond Devos. © TF1

Samantha Lemonnier a brièvement comparu jeudi devant la 6e chambre du tribunal correctionnel de Versailles. Mise en examen en janvier 2008, elle est accusée d'avoir administré au comédien, décédé le 15 juin 2006 au terme d'une longue maladie, des doses excessives de calmants (des benzodiazépines), pour pouvoir continuer à le maintenir sous influence. Elle est aussi poursuivie pour s'être présentée comme médecin devant plusieurs proches de l'humoriste. Le procès a été renvoyé dans la soirée au 30 avril. "Je suis déterminée à expliquer ce qui s'est réellement passé chez Raymond",  a déclaré Samantha Lemonnier à la sortie de l'audience, ajoutant "je suis un témoin gênant".
 
C'est à la demande de la famille de l'humoriste qu'une enquête préliminaire avait été ouverte en novembre 2005 pour "abus de faiblesse" par le parquet de Versailles, alors que Samantha Lemonnier résidait chez lui à Saint-Rémy-lès-Chevreuse, dans les Yvelines. En mars 2006, une information judiciaire était ouverte et un juge des tutelles désigné pour s'occuper de l'administration des biens de Raymond Devos. C'est alors que l'humoriste, très malade, était transféré à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, où était diagnostiqué un surdosage de médicaments. L'enquête montrera qu'un tel diagnostic avait déjà été rendu par des médecins de l'hôpital américain de Neuilly-sur-Seine où avait séjourné l'artiste.
 
Durant cette même période, Samantha Lemonnier avait fait la Une de l'actualité en assignant en justice le directeur de la Pitié-Salpêtrière ainsi que le secrétaire de l'humoriste, Pierre Herran, désigné comme curateur de Raymond Devos. Elle se plaignait de ne pas être autorisée à rendre visite à Raymond Devos, hospitalisé, et appuyait cette plainte sur une lettre de l'artiste, dont l'authenticité était contestée.
 
D'après agence

le 29 janvier 2009 à 10:55
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