Prof poignardée : la peine réduite à 10 ans

le 23 janvier 2009 à 13h39 , mis à jour le 23 janvier 2009 à 22h08

La cour d'assises a considéré vendredi en appel que Kevani Wansale, condamné à 13 ans de prison en 1re instance, n'avait pas prémédité son acte, en poignardant en plein cours en 2005 Karen Montet-Toutain.

Karen Montet-Toutain, l'enseignante agressée en décembre 2005 au lycée Louis-Blériot d'EtampesKaren Montet-Toutain, l'enseignante agressée en décembre 2005 au lycée Louis-Blériot d'Etampes © TF1/LCI

Exactement comme les réquisitions du ministère public en première instance, 15 ans de réclusion criminelle avaient été requis vendredi matin en appel à Paris à l'encontre de Kevani Wansale pour avoir, en plein cours, porté plusieurs coups de couteau à son enseignante, Karen Montet-Toutain, le 16 décembre 2005 à Etampes, dans l'Essonne. Mais la peine du jeune homme âgé de 21 ans a été réduite à 10 ans de réclusion criminelle, la cour d'assises de Paris considérant qu'il n'avait pas prémédité son acte contre son professeur principal. Il a donc été condmané vendredi pour "tentative de meurtre", et non pas "tentative d'assassinat" comme en première instance.

Les faits s'étaient déroulés le matin du 16 décembre 2005, en présence des 28 élèves de la classe. Kevani s'était alors installé de façon inhabituelle au premier rang. Après une altercation avec son professeur à propos de l'entretien qu'elle avait eu la veille avec sa mère, il s'était approché d'elle et lui avait soudainement planté un couteau de 20 centimètres dans l'abdomen. Alors que la panique s'emparait de la classe, il s'était acharné sur elle, alors à terre, et ne s'était enfui que grâce à l'intervention du professeur d'une classe voisine. Il s'était rendu le lendemain soir au commissariat.

Sa mère a fait un mea culpa

Dans la matinée, l'avocat général avait estimé au contraire que l'accusé avait été animé au moment des faits "d'une intention proprement homicide". Et il n'y avait aucun doute, selon lui, sur "la préméditation". Durant les quatre jours d'audience devant la cour d'assises d'appel de Paris, de nombreux témoins, famille et amis, avaient pour leur part insisté devant les jurés sur la gentillesse de l'accusé, selon eux incapable d'avoir prémédité un tel acte.
 
Jeudi, la mère de Kevani avait revendiqué sa part de responsabilité dans le geste de son fils, disant avoir été une mère par trop envahissante, qui avait "étouffé" son garçon. La veille des faits, la mère avait été convoquée par Karen Montet-Toutain, qui lui avait appris l'exclusion de cinq jours dont son fils avait fait l'objet la semaine précédente. Elle avait alors menacé son fils de le "foutre dehors".

le 23 janvier 2009 à 13:39
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1 Commentaires

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  • Marie, le 23/01/2009 à 14h59

    Tristesse pour ce gamin qui a détruit sa vie. Ce geste peut arriver chez le meilleur des gamins. Difficile d'être profs à ce jour, il faut beaucoup de courage ...

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