Taoufik el-amri, disparu le 22 novembre 2006 © LCIL'affaire avait fait grand bruit à l'époque. Taoufik el-Amri, âgé de 33 ans et père d'une fillette, avait disparu dans la nuit du 22 au 23 novembre 2006 après avoir été embarqué en état d'ébriété par les trois policiers sur une grande avenue de Nantes. Ces derniers avaient ensuite relâché l'ouvrier tunisien au lieu de le conduire en cellule de dégrisement, comme le demande la procédure pour toute personne en état d'ébriété avancée, en certifiant que l'ouvrier ne semblait pas suffisamment ivre pour cela.
Les derniers témoins à avoir vu Taoufik el-Amri vivant l'avaient vu alors qu'il sortait du fourgon de police, à 600 mètres du canal Saint-Félix, plusieurs centaines de mètres plus loin que l'endroit où les policiers avaient affirmé l'avoir relâché. Son corps avait été découvert le 12 décembre 2006 dans le canal et l'autopsie avait déterminé que l'ouvrier était mort d'une noyade par hydrocution et qu'il présentait un taux d'alcoolémie de 3,74 grammes au moment de la chute dans l'eau.
Lors de cette affaire très médiatisée, les policiers avaient tenu à plusieurs reprises des propos contradictoires devant la justice. Ils ont été mis en examen pour "faux témoignage" et "délaissement (...) d'une personne incapable de se protéger en raison de son état physique" avant d'être provisoirement suspendus. Mais l'enquête n'a jamais permis d'établir le déroulement des faits entre le départ des policiers et la noyade de l'ouvrier dans une zone où se trouvent pourtant de nombreux bars et donc de potentiels témoins.
Lors de l'instruction un SDF de 33 ans, soupçonné d'avoir rencontré et précipité à l'eau l'ouvrier, avait été mis en examen en février 2007 pour "coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner" et placé sous contrôle judiciaire avant d'obtenir un non-lieu pour faute de preuves suffisantes contre lui.
(D'après agence)
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