
Yldune Levy ne retournera pas en prison ce vendredi. La cour d'appel de Paris a confirmé vendredi la remise en liberté de cette jeune femme de 25 ans, mise en examen dans l'enquête sur les dégradations contre des lignes ferroviaires à grande vitesse, a-t-on appris auprès de son avocat, Me Steeve Montagne. Yldune Levy, accompagnée de ses deux parents, a été acclamée par une trentaine de personnes présentes au palais de justice à sa sortie de la cour d'appel. Elle n'a pas souhaité faire de déclaration.
Le juge d'instruction Thierry Fragnoli avait ordonné sa remise en liberté la semaine dernière, mais le parquet s'y était opposé par le biais d'une procédure d'urgence. La cour d'appel avait rejeté ce caractère d'urgence, ce qui avait entraîné sa remise en liberté le 16 janvier. La chambre de l'instruction de la cour d'appel, qui a examiné vendredi l'appel du parquet sur le fond, a confirmé cette remise en liberté.
Me Montagne a exprimé à la presse son "profond sentiment de bonheur". "Il y a un postulat de dangerosité sur Yldune qui est une pure construction du ministère public, c'est cette construction qui a volé en éclats cet après-midi", a-t-il souligné. Selon lui, la jeune femme, qui a passé plus de deux mois en détention à Fleury-Mérogis, souhaite désormais "reprendre ses études et rester auprès de sa famille". Le père d'Yldune, Michel Levy, a pour sa part estimé qu'il s'agissait "d'une première étape". "Notre objectif, c'est le non-lieu et des excuses", a-t-il ajouté.
Sur les neuf personnes mises en examen dans ce dossier, Julien Coupat, soupçonné d'être le chef d'un groupe anarcho-autonome, est le seul à rester en détention. Une nouvelle demande de remise en liberté de Julien Coupat sera examinée par la cour d'appel le 30 janvier.
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