© INTERNEPascale Escarfail, étudiante de 19 ans, avait été assassinée à Paris dans la nuit du 24 au 25 janvier 1991, alors que Guy Georges, à l'époque déjà condamné aux assises pour viol, s'était soustrait à la mesure de semi-liberté décidée par un juge en ne regagnant pas sa prison comme prévu. Dans une décision du 30 janvier 2009, le tribunal administratif de Paris juge que la responsabilité de l'Etat "peut être engagée, même sans faute, en raison du risque spécial créé, à l'égard des tiers, par des détenus bénéficiaires d'un régime de semi-liberté" décidé par un juge d'application des peines.
Au titre de la réparation du préjudice subi, l'Etat est condamné à verser 70.000 euros au père de la victime, Jean-Pierre Escarfail, 50.000 euros à sa mère, 30.000 euros à sa belle-mère (qui l'a élevée, ses parents ayant divorcé quand elle avait trois ans, ndlr) et 15.000 à chacun des quatre frères et soeurs de Pascale. Ce jugement annule une décision du ministère de la Justice qui avait rejeté en avril 2005 la demande d'indemnisation, précisent les juges administratifs.
Guy Georges, surnommé "le tueur de l'Est parisien", arrêté à Paris en mars 1998 après une quinzaine d'agressions de jeunes femmes, dont sept meurtres précédés de viols entre 1991 et 1997, avait été condamné à la prison à perpétuité en avril 2001.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




