Jean Tiberi, maire du Ve arrondissement de Paris, et son épouse Xavière. © REUTERSMardi, le procès des époux Tiberi dans l'affaire des faux électeurs du Ve arrondissement prend une nouvelle dimension avec une confrontation générale entre les 11 prévenus jugés. Mais lundi, le maire du Ve arrondissement Jean Tiberi, ainsi que sa femme Xavière, ont décidé de se lancer dans une offensive tous azimuts.
Le procès des Tiberi suspendu au bout d'un quart d'heure...
Plus de deux ans après leur condamnation en première instance, le procès en appel de Jean Tiberi et de son épouse Xavière dans l'affaire des faux électeurs du Ve arrondissement de Paris s'est brièvement ouvert lundi.
Publié le 26/09/2011
Faux électeurs du Ve : les Tiberi de retour devant la justice
Plus de deux ans après leur condamnation en première instance, Jean Tiberi et son épouse Xavière sont jugés à partir de ce lundi en appel dans l'affaire des faux électeurs du Ve arrondissement de Paris.
Publié le 26/09/2011
"Aucun élément matériel, aucun fait précis ne peut m'être imputé", a rappelé au tribunal correctionnel de Paris le maire du Ve arrondissement, avant de conclure: "Aucune preuve n'a pu être apportée contre moi et je m'en réjouis". La seule personne qui "me mette en cause", c'est l'ancien secrétaire général Raymond Nentien, aujourd'hui repenti, mais "ses paroles ne peuvent être retenues", a-t-il estimé, car "il essaie de se défouler pour avoir la clémence du tribunal". Interrogé pour la troisième fois en trois semaines de procès, Jean Tiberi s'est montré lundi plus offensif, voire parfois même agressif, envers les représentants de l'accusation, tentant de transformer l'arène judiciaire en arène politique.
Il n'y a jamais eu de "fraude"
Depuis le début de son procès, Jean Tiberi reconnaît qu'un certain nombre d'électeurs ne résidant pas dans le Ve ont été inscrits irrégulièrement sur les listes, mais se défend en disant d'abord qu'il n'était pas au courant, et ensuite que cette fraude, infime, n'aurait pu influer sur le résultat du scrutin. "Je n'avais pas besoin de ça", a-t-il réaffirmé lundi, méprisant les parties civiles qui n'ont pourtant pas manqué de rappeler que ce n'est que de 605 voix en 1989, puis de 88 voix en 1995 qu'il est parvenu à gagner un quatrième conseiller de Paris pour le RPR. S'il n'avait pas eu ces voix, ce serait l'opposition qui aurait obtenu ce siège.
Pour Xavière Tiberi, tous ses accusateurs ont été achetés. Et de dénoncer frontalement : "Toutes ces personnes attendent un avancement de la Mairie de Paris. Elles sont envoyées par la partie civile". Tous les accusateurs "travaillent à la Mairie de Paris", ils "seront récompensés" par elle. "L'avenir dira qui", a-t-elle poursuivi, affirmant au passage "connaître la pression qu'exerce la Mairie de Paris sur ses fonctionnaires". De toute façon, pour la femme de Jean Tiberi, il n'y a jamais eu de "fraude", juste "des inscriptions fantaisistes faites par des militants et apportées au bureau des élections, lequel n'a pas bien fait son travail". Petite avancée par rapport aux interrogatoires précédents, Xavière Tiberi a toutefois reconnu lundi avoir domicilié dans son appartement de la rue Lagarde certains de ses cousins qui n'habitaient pas dans le Ve. Mais rien de grave selon elle, car c'était eux qui "voulaient voter pour Jean", "pour lui faire plaisir".
(D'après agence)
Retour MYTF1
Le procès des Tiberi suspendu au bout d'un quart d'heure...
Chargement en cours...




