Jean-Marie Le Pen lors de son discours devant la statue de Jeanne d'Arc, place des Pyramides, à Paris (1er mai 2008) © TF1/LCILa Cour de cassation a rejeté le pourvoi formé par Jean-Marie Le Pen, rendant définitive sa condamnation à 10.000 euros d'amende pour provocation à la discrimination raciale, pour des propos sur les musulmans de France tenus en avril 2004 au journal d'extrême droite Rivarol. Dans un arrêt rendu mardi, la chambre criminelle a estimé que la cour d'appel avait correctement motivé ses décisions des 29 mars 2006 et 12 mars 2008.
Le 2 avril 2004, le tribunal correctionnel de Paris avait condamné Jean-Marie Le Pen pour une interview au quotidien Le Monde du 19 avril 2003, dans laquelle il avait déclaré : "le jour où nous aurons en France, non plus 5 millions mais 25 millions de musulmans, ce sont eux qui commanderont. Et les Français raseront les murs, descendront des trottoirs en baissant les yeux. Quand ils ne le font pas, on leur dit : qu'est-ce que tu as à me regarder comme ça, tu cherches la bagarre ? Et vous n'avez plus qu'à filer, sinon vous prenez une trempe", avait-il ajouté.
"Mais M. Le Pen, c'est déjà le cas"
Un mois plus tard, le leader frontiste avait réédité dans une interview à Rivarol : "d'autant que quand je dis qu'avec 25 millions de musulmans chez nous, les Français raseront les murs, des gens dans la salle me disaient, non sans raison : Mais M. Le Pen, c'est déjà le cas maintenant". C'est pour ces nouveaux propos qu'il avait été poursuivi par la Ligue des droits de l'Homme et la Licra.
En première instance, il avait échappé à toute condamnation, le tribunal correctionnel de Paris ayant "annulé les poursuites" contre lui. Mais le 29 mars 2006, la 11e chambre de la cour d'appel avait finalement validé ces poursuites. Dans une seconde décision rendue le 12 mars 2008, elle avait condamné le président du Front national à payer 10.000 euros d'amende, ainsi qu'à verser 5000 euros de dommages et intérêts à la LDH.
D'après agence
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