AZF : Chirac et Jospin n'iront pas au procès

le 20 février 2009 à 15h31 , mis à jour le 20 février 2009 à 16h05

Ils étaient les deux têtes de l'exécutif lors de l'explosion de l'usine AZF en 2001. Cités à comparaître comme témoins lors du procès, ils ont fait savoir qu'ils ne viendraient pas.

jacques chirac lionel jospinLionel Jospin et Jacques Chirac, le 6 mai 2002 © Reuters/Philippe Wojazer

Ce lundi s'ouvre à Toulouse le procès de l'explosion de l'usine AZF qui, le 21 septembre 2001, a fait 30 morts, des milliers de blessés et dévasté tout un quartier de la ville rose. Un des avocats des parties civiles a demandé à ce que le Président de la République et le Premier ministre de l'époque viennent s'exprimer à la barre, en tant que témoins. Mais Jacques Chirac et Lionel Jospin ont tous deux écrit au magistrat qui présidera les débats, Thomas Le Monnyer, pour annoncer leur intention de ne pas venir. "Jacques Chirac a invoqué la Constitution pour ne pas honorer les débats de sa présence et Lionel Jospin a seulement précisé qu'il n'avait 'rien à dire'", a expliqué à Reuters Me Laurent de Caunes, l'avocat à l'origine de la démarche. "Je doute vraiment que le président du tribunal décide de les faire venir par la force publique", déplore-t-il. A partir de lundi, il défend Monique Mauzac, dont le mari, un chimiste qui travaillait sur le site AZF, a été tué.

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Quelques heures après l'explosion, Jacques Chirac et Lionel Jospin s'étaient rendus sur les lieux, évoquant devant la presse "avec une certitude étonnante l'hypothèse d'un accident chimique", a précisé Me de Caunes. "Etant donné que le tribunal se devra, durant les débats, de n'écarter aucune autre hypothèse sur les causes de ce drame, le témoignage de ces deux personnes aurait sans doute pu aider la justice", estime l'avocat toulousain. A ses yeux, leur réponse aurait été "d'autant plus intéressante que, par la suite, l'hypothèse de l'accident chimique a bénéficié de la part de la justice du statut de piste unique et exclusive". Me de Caunes a également cité à comparaître Laurent Fabius, ministre de l'industrie au moment des faits et ce dernier n'a pas officiellement décliné.

le 20 février 2009 à 15:31
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