Lionel Jospin et Jacques Chirac, le 6 mai 2002 © Reuters/Philippe WojazerCe lundi s'ouvre à Toulouse le procès de l'explosion de l'usine AZF qui, le 21 septembre 2001, a fait 30 morts, des milliers de blessés et dévasté tout un quartier de la ville rose. Un des avocats des parties civiles a demandé à ce que le Président de la République et le Premier ministre de l'époque viennent s'exprimer à la barre, en tant que témoins. Mais Jacques Chirac et Lionel Jospin ont tous deux écrit au magistrat qui présidera les débats, Thomas Le Monnyer, pour annoncer leur intention de ne pas venir. "Jacques Chirac a invoqué la Constitution pour ne pas honorer les débats de sa présence et Lionel Jospin a seulement précisé qu'il n'avait 'rien à dire'", a expliqué à Reuters Me Laurent de Caunes, l'avocat à l'origine de la démarche. "Je doute vraiment que le président du tribunal décide de les faire venir par la force publique", déplore-t-il. A partir de lundi, il défend Monique Mauzac, dont le mari, un chimiste qui travaillait sur le site AZF, a été tué.
AZF: la piste terroriste a-t-elle été écartée trop vite ?
L'ancien juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière reproche aux policiers et magistrats d'avoir négligé la piste terroriste dans l'enquête sur l'explosion de l'usine AZF de Toulouse en septembre 2001. Total assigne l'Etat mercredi sur ce point.
Publié le 07/02/2011
Lionel Jospin, acteur de cinéma
Selon Le Parisien, l'ancien Premier ministre socialiste donne la réplique à Jacques Gamblin et Sara Forestier dans un film qui sera projeté au festival de Cannes.
Publié le 05/05/2010
Quelques heures après l'explosion, Jacques Chirac et Lionel Jospin s'étaient rendus sur les lieux, évoquant devant la presse "avec une certitude étonnante l'hypothèse d'un accident chimique", a précisé Me de Caunes. "Etant donné que le tribunal se devra, durant les débats, de n'écarter aucune autre hypothèse sur les causes de ce drame, le témoignage de ces deux personnes aurait sans doute pu aider la justice", estime l'avocat toulousain. A ses yeux, leur réponse aurait été "d'autant plus intéressante que, par la suite, l'hypothèse de l'accident chimique a bénéficié de la part de la justice du statut de piste unique et exclusive". Me de Caunes a également cité à comparaître Laurent Fabius, ministre de l'industrie au moment des faits et ce dernier n'a pas officiellement décliné.
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