Deperrois aura-t-il droit à un nouveau procès ?

Par Alexandra GUILLET (avec agences), le 09 février 2009 à 06h00 , mis à jour le 06 février 2009 à 16h22

La commission de révision des condamnations pénales rend aujourd'hui sa décision. Jean-Marc Deperrois, qui clame son innocence, a été condamné à 20 ans de prison pour l'empoisonnement de la petite Emilie Tanay.

Jean-Marc DeperroisJean-Marc Deperrois © TF1/LCI

Jean-marc Deperrois, condamné à 20 ans de prison dans l'affaire de la josacine empoisonnée mais qui clame son innocence, obtiendra-t-il une révision de son procès, 15 ans après les faits ?  La commission de révision des condamnations pénales rend ce lundi sa décision.  En décembre 2008, le parquet général de la Cour de cassation s'était déclaré défavorable à cette demande de révision. "Non seulement il n'y a pas d'élément nouveau (susceptible de justifier une révision, ndlr), mais les éléments anciens et connus sont largement confortés par les dernières expertises", avait déclaré Me Laurent de Caunes, avocat de la partie civile. Deux options s'offrent donc aux cinq magistrats de la commission de révision. Soit ils décident de suivre le parquet et rejettent, comme en 2002, la requête de Jean-Marc Deperrois. Soit ils saisissent la cour de révision pour que la procédure se poursuive. 
  
En mai 1997, le chef d'entreprise avait été condamné par les assises de Seine-Maritime pour l'empoisonnement d'une fillette de 9 ans avec du sirop de Josacine contaminé au cyanure. Selon l'accusation, Jean-Marc Deperrois aurait introduit le cyanure dans le sirop en pensant que ce médicament était destiné au mari de sa maîtresse, Jean-Michel Tocqueville, chez qui séjournait la fillette, Emilie Tanay.

Expertises c/ expertises

La défense de Deperrois affirme au contraire qu'il est impossible que Jean-Marc Deperrois ait lui-même introduit du cyanure dans la Josacine. Selon une expertise qu'elle a produite, une forte odeur d'ammoniaque se dégage immédiatement après qu'on mélange les deux composants. D'après l'agenda de Jean-Marc Deperrois, le seul moment où il aurait pu réaliser le mélange se situait entre 16h30 et 17h00. Or, à 21h00, lorsqu'un infirmier a contrôlé le sirop, il n'a ressenti aucune odeur suspecte. Par conséquent, conclut la défense, le cyanure n'a pu être mélangé à la Josacine qu'après 21h00, à un horaire où Jean-Marc Deperrois n'a pu le faire.

La commission de révision des condamnations pénales avait ordonné, en février 2008, un supplément d'information pour déterminer si le mélange Josacine - cyanure avait pu être effectué par l'accusé ou non. C'est en se basant sur les résultats de ces nouvelles expertises que le parquet a demandé le rejet de la demande de révision en décembre dernier. Incarcéré pendant douze ans, M. Deperrois est sorti de prison en juin 2006, après avoir bénéficié d'une mesure de libération conditionnelle.

Par Alexandra GUILLET (avec agences) le 09 février 2009 à 06:00
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1 Commentaires

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  • Mimi76, le 09/02/2009 à 10h55

    Oui ,c est son droit,je ne l es jamais cru coupable

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