Eric de Montgolfier, procureur de la République à Nice © TF1/LCILe tribunal correctionnel de Lyon a relaxé vendredi Eric de Montgolfier, procureur de la République de Nice, qui était poursuivi pour "atteinte à la liberté individuelle". Le magistrat était soupçonné d'avoir prolongé abusivement de quatre mois la détention d'un voleur de bijoux, Jean Herrina, qui s'est suicidé lors d'une nouvelle incarcération en mars 2007. Le tribunal correctionnel de Lyon a également prononcé la relaxe de Christian Chambrin, l'ancien directeur de la prison de Nice, qui était poursuivi à ses côtés. Le président du tribunal, Fernand Schir, a justifié cette décision par défaut de preuve.
Le 17 décembre dernier, dans son réquisitoire, le procureur de la République de Lyon, Jean-Pierre Dages-Desgrandes, avait demandé au tribunal de ne pas condamner Eric de Montgolfier mais avait enrevanche demandé une peine de 6.000 euros avec sursis éventuel contre l'ancien directeur de prison. Pendant l'audience, les deux prévenus, qui étaient absents vendredi, s'étaient mutuellement rejeté la responsabilité du maintien en détention de Jean Herrina, le directeur de prison assurant en avoir reçu l'ordre par téléphone pendant que Eric de Montgolfier se défendait d'avoir donné une telle directive.
Jean Herrina, malfrat surnommé "Le Sultan", incarcéré en septembre 2002 pour un vol de diamants effectué à Monaco, aurait dû sortir le 20 janvier 2003 sur décision du juge des libertés. Il n'avait été libéré que le 20 mai 2003, soit quatre mois plus tard. Il s'est suicidé en mars 2007 à la prison de Draguignan une semaine après une nouvelle arrestation, à Paris. Sa fille Yamina avait décidé de porter l'affaire en justice.
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