Image d'archives © TF1/LCIAmbiance houleuse au procès en appel d'Yvan Colonna. Un débat sur un incident de procédure a dégénéré vendredi entre, les avocats de l'assassin présumé du préfet Claude Erignac et le ministère public. Les avocats de la défense ont exigé "des excuses" vendredi après que le ministère public leur a reproché d'afficher "une volonté de vendetta" sur les témoins à venir.
Une phrase prononcée par Christophe Teissier, l'un des avocats généraux, inacceptable pour les avocats de la défense. "Une mise en cause scandaleuse (...) je vais saisir le bâtonnier de Paris", s'est insurgé Maître Patrick Maisonneuve, l'un des défenseurs d'Yvan Colonna, provoquant une nouvelle suspension de séance. "Nous exigeons des excuses", a renchéri son confrère Maître Antoine Sollacaro hors audience.
Bataille d'expert
Cet incident fait suite à la comparution jeudi soir d'un nouvel expert en balistique. Un balisticien cité par la défense en remplacement de celui agréé, absent une nouvelle fois, et qui avait participé à la reconstitution de l'assassinat. Les avocats d'Yvan Colonna ont reproché au ministère public et aux parties civiles d'avoir "piétiné", "disqualifié" ce nouvel expert, non agrée par les tribunaux, en "se précipitant pour l'interroger" sur ses compétences avant même d'avoir entendu sa déposition.
Une violation du code de procédure pénale pour l'un des avocats du berger Corse. Au cours du débat qui a suivi, l'avocat a affirmé que désormais la défense "se réserv(ait) la possibilité" de demander à chaque témoin de l'accusation, "notamment les fonctionnaires de police", de décliner son CV, "son parcours professionnel, les dossiers qu'il a traités".
D'après agence
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