La requête en récusation du président rejetée

le 20 février 2009 à 16h14 , mis à jour le 20 février 2009 à 22h44

Dossier : Yvan Colonna

La défense reprochait au président Wacogne de ne pas avoir communiqué la lettre dans laquelle Didier Vinolas avertissait la justice de ses déclarations à venir.

Les avocats d'Yvan Colonna, lors de son procès en appel devant la cour d'assises de ParisLes avocats d'Yvan Colonna, lors de son procès en appel devant la cour d'assises de Paris © LCI

Lundi matin, Didier Wacogne présidera lors de la reprise du procès Colonna. La cour d'appel de Paris a en effet rejeté vendredi la demande de récusation déposée jeudi par les avocats de l'accusé, qui dénonçaient la "déloyauté" de Didier Wacogne. Dans cette requête, signée d'Yvan Colonna, il était reproché au président Wacogne de ne pas avoir communiqué aux avocats une lettre dans laquelle Didier Vinolas, ancien haut fonctionnaire de la préfecture de Corse, avertissait la justice fin décembre 2008 de ses déclarations à venir.
 
Ces déclarations, selon lesquelles deux suspects de l'assassinat du préfet  Claude Erignac en 1998 (crime dont répond Yvan Colonna) seraient "peut-être" encore en liberté, ont fait l'effet d'un coup de tonnerre, forçant la cour à suspendre le procès jeudi pour ordonner un supplément d'enquête. En définitive, le premier président de la cour d'appel, Jean-Claude Magendie, a jugé que le fait de ne pas transmettre le courrier de Didier Vinolas à  la défense ne faisait "qu'étayer l'impartialité du président (Wacogne) qui a réservé les éléments figurant dans ce document au débat contradictoire dans le cadre de la collégialité de la cour d'assises", selon un communiqué de la cour d'appel.

L'informateur de Vinolas entendu
 
"Ça n'est pas une surprise, c'est le premier président qui a désigné Didier Wacogne pour présider ce procès, il n'avait pas du tout envie de se déjuger", a  réagi Me Pascal Garbarini, un des avocats de Colonna, affirmant que la défense allait continuer de "dénoncer le manque d'impartialité constaté".

Par ailleurs, l'informateur de Didier Vinolas dont il ne voulait pas livrer le nom devant la cour d'assises spéciale a été entendu vendredi par les magistrats chargés d'un supplément d'enquête. Il s'agit de Michel Poirson, un ancien policier de la Direction centrale des renseignements généraux. Le procès doit reprendre lundi en début d'après-midi avec un débat sur les éléments recueillis au cours du supplément d'enquête.
 
D'après agence

le 20 février 2009 à 16:14
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