Portrait d'Yvan Colonna avant son arrestation © TF1/LCILe procès en appel d'Yvan Colonna s'arrêtera-t-il aujourd'hui ? Deux des avocats du berger corse ont annoncé qu'ils allaient demander ce lundi "un supplément d'information" au président de la cour d'assises spéciale de Paris à la suite des révélations faites vendredi par un ancien collaborateur du préfet Erignac. Ce collaborateur, Didier Vinolas, a en effet laissé entendre que deux des meurtriers présumés seraient toujours dans la nature.
L'ancien secrétaire général du préfet de Corse, a déclaré avoir transmis cette information dès 2001-2002 à Yves Bot, ex-procureur de Paris, et avoir récemment informé par écrit Laurent Lemesle, procureur général, et le président de la cour d'assises Didier Wacogne. Cette révélation a provoqué la colère des avocats du berger de Cargese qui ont dénoncé un "scandale d'Etat" et annoncé le dépôt d'une plainte contre X pour "entrave à la manifestation de la vérité". Si la demande de supplément d'information était acceptée, elle impliquerait normalement une suspension du procès.
Lundi matin, à la reprise de l'audience, le président du procès a proposé une autre solution : faire rapidement témoigner à la barre les quatre fonctionnaires, policiers ou magistrats qui auraient détenu des informations jamais versées au dossier concernant l'assassinat du préfet Erignac. "A l'évidence, au regard des déclarations de Didier Vinolas vendredi soir, la cour entendra dans les délais les plus brefs MM. Naudin, Bot, Lambert et Quilicchini", a dit Didier Wacogne. A l'époque, Jacques Naudin était sous-préfet de Corte, Yves Bot, procureur de Paris, Christian Lambert, chef du Raid, et M. Quilicchini, fonctionnaire des Renseignements généraux. Une solution qui ne semble pas convenir à la défense d'Yvan Colonna qui a redit son intention de demander un "supplément d'information". La suite cet après-midi lors de la reprise de l'audience.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




