Image d'archives © TF1Trois policiers avaient contrôlé dans la nuit du 22 au 23 novembre 2006 Taoufik el-Amri, 33 ans, en état d'ébriété, avant qu'il ne disparaisse et que son corps ne soit découvert le 12 décembre dans un canal. Les policiers étaient poursuivis devant le tribunal correctionnel de Nantes pour avoir menti lors de l'enquête. Ils avaient dans une premier temps affirmé avoir relâché l'ouvrier dans une rue passante, au lieu d'avouer qu'il s'agissait d'une zone peu fréquentée située à plus de 600 mètres, et où ils croyaient n'avoir aucun témoin pour certifier qu'ils l'avaient bien relâché sans incident.
Mais des témoins ont pu être retrouvés et tout en démasquant le mensonge des policiers, ils ont aussi pu attester que l'homme était en vie à la sortie du fourgon, mais dans un état d'ivresse avancée. Les policiers ont cependant réfuté l'accusation de "délaissement". S'ils ont admis que l'ouvrier était en état d'ébriété, ils ont expliqué n'avoir pas cru bon de procéder à une interpellation pour ivresse car "il parlait correctement, n'était pas agressif et ne présentait pas de trouble à l'ordre public".
L'autopsie a établi que l'ouvrier était mort de noyade quelques heures plus tard par hydrocution et présentait un taux d'alcoolémie de 3,74 grammes au moment de la chute dans l'eau. Le ministère public avait requis six mois de prison avec sursis à leur encontre lors de l'audience du 28 janvier. Ils ont finalement écopé de quatre mois avec sursis.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




