Les avocats d'Yvan Colonna, lors de son procès en appel devant la cour d'assises de Paris © LCILeprocès Colonna va-t-il marquer une pause ? La décision tombera ce jeudi à 13 heures, lors de la reprise d'audience devant la cour d'assises spéciale de Paris. C'est ce qu'a annoncé le président de la cour Didier Wacogne, mercredi, juste après la plaidoirie de Me Gilles Simeoni, l'un des avocats d'Yvan Colonna.
Un peu plus tôt dans la journée, Christophe Teissier, un des représentants du parquet au procès, a estimé que de nouvelles investigations pouvaient être ordonnées par la cour d'assises à condition qu'elles se bornent aux seuls "éléments nouveaux" révélés par Didier Vinolas, un ancien proche collaborateur du préfet de Corse Claude Erignac assassiné en 1998. "Il faut en finir (...) Coupez court à ce tohu-bohu", a lancé le magistrat avant de suggére que "deux à trois jours" de suspension du procès pourraient suffire afin de faire procéder à des nouvelles auditions visant à identifier "X et les deux suspects" qui n'auraient jamais été inquiétés dans l'enquête, d'après Didier Vinolas.
Me Patrick Maisonneuve, l'un des avocats d'Yvan Colonna, estime que c'est carrément un renvoi du procès qui "serait nécessaire pour mener à bien cette investigation" car "ce n'est pas en quelques heures ou en quelques jours que les choses pourront ou non se révéler", a-t-il dit après l'audience. Il a cependant précisé que si la cour ne décidait qu'un supplément d'enquête, il attendrait de voir "ce qu'il en ressortira". "J'espère que la cour prendra une décision qui permettra d'aller jusqu'au bout des choses... Il faut que le doute ne s'installe pas, que cette procédure ne soit pas définitivement contaminée", a-t-il insisté, craignant que le ou les juges chargés d'enquêter travaillent dans la "précipitation".
Vendredi, Didier Vinolas avait affirmé à la barre que deux membres présumés du commando nationaliste à l'origine du crime n'auraient jamais été inquiétés. Il a précisé avoir communiqué dès 2002 à différentes autorités leurs noms qu'il tenait d'un agent des Renseignements généraux (RG) baptisé "X". Rappelé quatre jours de suite à la barre, Didier Vinolas a refusé de livrer les noms des deux suspects, invoquant des "raisons de sécurité" et le risque de fuite des intéressés.
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