© AFP/Joël SagetElle souhaite une peine qui ait valeur de "symbole dans le combat contre les violences faites aux femmes". Shérazade Belayni, brûlée vive en novembre 2005 par un Pakistanais qu'elle refusait d'épouser, a souhaité mardi "une peine sévère" pour son agresseur.
Pour la première fois depuis le drame, elle est confrontée à son agresseur, jugé depuis mardi et jusqu'à vendredi devant la cour d'assises de Seine-Saint-Denis. Le huis-clos sollicité par l'avocate de la jeune femme aujourd'hui âgée de 21 ans a été refusé par la cour.
"J'attends qu'il soit reconnu coupable et condamné à une peine à la mesure de ce qu'il a fait", a déclaré au Parisien la jeune femme, au premier jour du procès. Une "peine sévère (...) qui punira une tentative d'assassinat commise dans des conditions atroces (...) serait aussi un symbole dans le combat contre les violences faites aux femmes", a-t-elle estimé.
Le 13 novembre 2005, à Neuilly-sur-Marne (Seine-Saint-Denis), Mushtaq Amer Butt avait heurté volontairement la jeune fille avec sa voiture. Il l'avait aspergée d'essence et mit le feu à ses cheveux. Shérazade avait pu être sauvée par des riverains alertés par ses cris. "Aujourd'hui, je n'ai pas peur", dit-elle. "Je stresse beaucoup mais ce n'est pas de la peur". La jeune femme, qui travaille à la direction centrale de la police judiciaire, est également vice-présidente de l'association Ni putes, ni soumises.
(D'après agence)
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