Un 2ème témoin affirme que le tueur n'est pas Colonna

Par A. Gu. (avec agences), le 26 février 2009 à 12h12 , mis à jour le 26 février 2009 à 12h29

Une femme témoin de l'assassinat du préfet Erignac a assuré jeudi à la cour d'assises de Paris que le berger corse n'était pas l'homme qu'elle avait vu tirer.

Les avocats d'Yvan Colonna, lors de son procès en appel devant la cour d'assises de ParisLes avocats d'Yvan Colonna, lors de son procès en appel devant la cour d'assises de Paris © LCI

"J'ai eu le temps de le regarder, j'en suis sûre et certaine, ce n'est pas lui. Ce n'est pas Yvan Colonna que j'ai vu ce soir-là. On pourra me présenter l'assassin dans dix ans. Si c'est lui, je le reconnaîtrai". Marie-Ange Contart, 32 ans, croupière au casino d'Ajaccio est formelle : le berger corse n'est pas l'homme qui a tué sur le préfet Erignac. Convoquée comme témoin devant la cour d'assises de Paris jeudi matin, la jeune femme a redit ce qu'elle avait vu alors qu'elle passait en voiture au moment où le préfet de Corse a été tué de trois balles en 1998 à Ajaccio Des deux hommes qu'elle a vus près de la victime, le temps d'une "demi-seconde", elle se souvient distinctement du tireur ou plus exactement de "son regard, son visage et l'arme, ça je ne l'oublierai jamais", rappelant au passage que "quand on est croupière, il faut être physionomiste".
  
Déjà entendue lors des précédents procès, elle a évoqué ses nombreuses auditions par les enquêteurs décrites comme un "calvaire", a confié sa certitude que le tireur était "blond" en raison d'une barbe naissante, "même si on a essayé de me faire dire après qu'il portait une perruque"."Nous considérons que votre témoignage est capital", a insisté l'un des  avocats de la défense, Gilles Simeoni, qui a demandé au témoin de regarder Yvan Colonna, debout dans le box à quelques mètres, et "de dire en votre âme et  conscience si c'est cet homme que vous avez vu". "Je suis sûre d'une chose : ce n'est pas ce monsieur que j'ai vu. Ce n'est pas son regard, ce ne sont pas ses traits, ce n'est pas son visage."   
 
Marie-Ange Contart est le deuxième témoin à affirmer à la barre de ce procès en appel que le berger de Cargèse n'est pas le tireur. Mercredi, Joseph Colombani, ami du préfet qui a vu toute la scène du crime, a fait une déclaration similaire (lire article). Six autres témoins oculaires ont produit des certificats médicaux ou autres excuses pour refuser de venir déposer, mais certains pourraient y être forcés après expertise médicale.

Par A. Gu. (avec agences) le 26 février 2009 à 12:12
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