Xavière Tiberi au tribunal correctionnel de Paris le 24 février 2009 © TF1/LCI"Si vous le permettez, monsieur le président, je préfère sortir le temps de fumer une cigarette." Excédée par les accusations des autres neuf autres prévenus auxquels les époux Tiberi étaient confrontés pour la première fois, Xavière a perdu son calme mardi devant le tribunal correctionnel de Paris. Mais pas son aplomb.
"Devant tant de contradictions, devant tant d'utopie, devant tant de mensonges, je vous demande de sortir cinq minutes, parce que je n'en peux plus", a déclaré, théâtrale, l'épouse de l'ancien maire de Paris et actuel maire du Ve arrondissement. Pris de court, le président autorise cette pause et provoque l'ire des parties civiles qui l'accusent de "complaisance".
"J'en fais le constat"
Le couple Tiberi et neuf de leurs proches comparaissent car ils soupçonnés d'avoir participé à une fraude électorale dans le Ve arrondissement de Paris dans les années1990. Pour la première fois, l'élu de 74 ans a admis l'inscription dans l'arrondissement de personnes qui n'y résidaient pas.
"Aujourd'hui, j'en fais le constat", a-t-il reconnu, tout en répétant : "Je n'ai jamais participé à quoi que ce soit". Pour lui, ces inscriptions indues sont liées à un "manque de contrôle" dans le bureau des élections de l'arrondissement. D'autres de ses collaborateurs ont fait état mardi devant la cour d'un système organisé, certains accusant nomément Jean Tiberi d'en être l'instigateur.
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