Portrait d'Yvan Colonna après son arrestation © TF1/LCIAux dernières heures du procès en appel, en l'absence d'Yvan Colonna et de ses avocats, qui protestent depuis le 11 mars contre le refus d'organiser une reconstitution et dénoncent plus largement un "simulacre de procès", la cour a entendu mardi deux témoins, qui ont confirmé l'alibi de l'accusé au moment de l'attaque de la gendarmerie à Pietrosella, un des deux crimes avec l'assassinat du préfet Erignac pour lesquels le berger corse est rejugé.
Colonna condamné à un an ferme pour détention d'armes
Le berger corse était en possession de ces armes lors de son arrestation. Des peines de dix mois à trois ans de prison avec sursis ont en outre été prononcées contre quatre des cinq personnes soupçonnées de l'avoir aidé durant sa cavale.
Publié le 08/07/2010
Comme lors du premier procès, Paul Donzella, un restaurateur, a répété mardi aux magistrats de la cour d'assises d'appel qu'Yvan Colonna et son fils avaient dîné ce soir du 5 septembre 1997 dans son restaurant. "C'était gravé et ce sera gravé" dans sa mémoire, a assuré le témoin, qui ne se souvient pas d'autres détails et notamment quels autres clients dînaient dans son établissement au même moment. "Je n'ai pas à dire qui mange et qui ne mange pas chez moi. On n'est pas aux RG, monsieur le président", a expliqué le témoin, excédé qu'on ait pu mettre en doute sa déposition. Sylvie Cortesi, une autre habitante de Cargèse, a dit être "sûre qu'Yvan Colonna se trouvait sur la place du village" un peu plus tôt ce soir-là. "Nos enfants s'amusaient ensemble", se rappelle cette mère de famille.
Verdict vendredi
Yvan Colonna est accusé d'avoir fait partie du commando qui a attaqué, dans la nuit du 5 au 6 septembre 1997, la gendarmerie où a été dérobée l'arme qui a servi à tuer le préfet à Ajaccio. L'accusé, condamné en première instance à la perpétuité, a toujours clamé son innocence dans les deux crimes. Le soir de l'attaque de Pietrosella, il a affirmé se trouver dans son village de Cargèse, là où les deux témoins disent l'avoir vu.
Après ces témoignages, la cour d'assises d'appel a constaté mardi l'absence du frère et de la tante d'Yvan Colonna, qui à l'instar du père ont refusé de venir témoigner. Après une courte délibération, les magistrats ont décidé "de passer outre" ces absences et ces témoignages. Mercredi, la parole doit être donnée aux parties civiles avant le réquisitoire jeudi et le verdict vendredi.
D'après agence
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