Des preuves aux "manipulations" de l'Elysée ?

le 18 mars 2009 à 16h32 , mis à jour le 18 mars 2009 à 16h48

La veuve du juge tué en 1995 à Djibouti affirme avoir "des preuves écrites" aux "manipulations" orchestrées par l'Elysée pour dédouaner "les personnes mises en cause".

TF1-LCI : Elizabeth Borrel, la veuve du juge tué en 1995 à DjiboutiElizabeth Borrel, la veuve du juge tué en 1995 à Djibouti © TF1-LCI

"Une manipulation qui a été faite au sommet de l'Etat français." C'est en ces termes qu'Elisabeth Borrel, la veuve du juge Bernard Borrel tué en 1995 à Djibouti, met en cause l'Elysée et l'équipe de Jacques Chirac, qui selon elle a coopéré avec les autorités de Djibouti pour étouffer l'enquête sur le crime. Mercredi, elle a dénoncé "des manipulations" orchestrées par l'Elysée visant, selon elle, à dédouaner "les personnes mises en cause dans l'assassinat de son mari".

La veuve du juge assassinée, qui est également magistrate, s'est exprimée devant la presse au cabinet de son avocat, Me Olivier Morice, sur le contenu de documents saisis par des juges en août 2008 à l'Elysée et dont Libération a publié mercredi des extraits. "Nous avons maintenant des preuves écrites sur le fait que l'Elysée de l'époque était systématiquement avisé de ce qui se passait dans le dossier criminel de mon mari, mais également des interventions directes de l'Elysée dans ce dossier", a affirmé Elisabeth Borrel. "C'est une manipulation qui a été faite au sommet de l'Etat français. On s'en doutait, maintenant on a les preuves de cette volonté de dédouaner les personnes mises en cause dans l'assassinat de mon mari", a-t-elle ajouté.

L'Elysée perquisitionné dans succès

Ces documents proviennent de la cellule Afrique de l'Elysée, dirigée sous Jacques Chirac par le diplomate Michel de Bonnecorse. Ils avaient été remis en août dernier par son successeur aux juges Fabienne Pous et Michèle Ganascia, qui avaient tenté sans succès de perquisitionner à l'Elysée le 2 mai 2007.

Le juge Borrel avait été retrouvé mort en 1995 à Djibouti, le corps à demi calciné. Djibouti a conclu à un suicide, mais l'enquête française menée à Paris par la juge Sophie Clément privilégie la thèse d'un assassinat. Des témoignages, dont celui de l'ex-membre de la garde présidentielle Mohamed Saleh Alhoumekani, mettent directement en cause le président Ismaël Omar Guelleh et son entourage.

(D'après agence)

le 18 mars 2009 à 16:32
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2 Commentaires

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  • Martin Brigitte, le 18/03/2009 à 23h18

    C'est vrai c'est un meurtre, pas immolé mais calciné. Que dire de plus.

  • Nanard, le 18/03/2009 à 21h39

    Combien de scandales ont ete caché sous le secret défense tous des menteurs c'est une honte pour nos hommes politiques de gauche et de droite .

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