L'ancienne prostituée Patricia © TF1/LCILe tribunal correctionnel de Toulouse a reconnu jeudi les ex-prostituées Fanny et Patricia coupables de dénonciation calomnieuse dans le cadre d'un des volets de l'affaire Alègre et les a condamnées à respectivement à deux et trois ans de prison avec sursis. Les deux femmes avaient été mises en examen à la suite de plaintes déposées par l'ancien maire de Toulouse Dominique Baudis et l'ex-substitut financier du procureur de Toulouse, Marc Bourragué.
Le tribunal a été légèrement au-delà des réquisitions du parquet qui avait réclamé, lors de l'audience correctionnelle du 26 février, deux ans de prison avec sursis pour chacune des anciennes prostituées. Aux peines de prison avec sursis s'ajoutent deux années de mise à l'épreuve. Le tribunal a par ailleurs reçu les demandes des parties civiles et condamné les deux femmes à un euro symbolique de dommages et intérêts, et à 1500 euros pour MM. Baudis et Bourragué au titre de participation aux frais de justice. "Nous souhaitions la reconnaissance des accusations mensongères, nous sommes donc satisfaits de cette décision attendue", a indiqué après la lecture du délibéré Me Dominique Sanson, avocate de Dominique Baudis.
Trois ans de prison
Dans un autre volet concernant les deux prostituées, la cour d'appel de Toulouse a confirmé en février 2006 la culpabilité de Patricia et relaxé Fanny, à l'origine d'accusations liant au tueur en série Patrice Alègre des notables de la ville, parmi lesquels Dominique Baudis. Patricia avait alors été condamnée à trois ans de prison dont 18 mois avec sursis et à trois ans de mise à l'épreuve.
En mai 2003, les deux femmes avaient été mises en examen pour complicité de témoignages mensongers avec le travesti Djamel, décédé quelques mois plus tard. Dans ses accusations mises en scène par les deux ex-prostituées, le travesti avait notamment mêlé Patrice Alègre, l'ancien proxénète Lakhdar Messaoudene, Dominique Baudis, l'ancien procureur général de Toulouse, Jean Volff, et Marc Bourragué. En outre, la Cour de cassation a confirmé en janvier 2006 le non-lieu général rendu en juillet 2005 dans l'information judiciaire pour "viols et proxénétisme aggravé" ouverte en avril 2003 dans l'affaire Alègre sur la base des déclarations de plusieurs prostituées. Ce délibéré rendu jeudi clôt définitivement le volet judiciaire de l'affaire surnommée Baudis-Alègre.
(D'après agence)
Retour MYTF1
Chargement en cours...





