"Je suis le tireur"

le 09 mars 2009 à 13h23 , mis à jour le 09 mars 2009 à 20h39

Dossier : Yvan Colonna

Pierre Alessandri, l'un des piliers du commando qui a assassiné le préfet Claude Erignac, a de nouveau endossé lundi le rôle du tireur pour tenter d'innocenter Yvan Colonna.

Les avocats d'Yvan Colonna, lors de son procès en appel devant la cour d'assises de ParisLes avocats d'Yvan Colonna, lors de son procès en appel devant la cour d'assises de Paris © LCI

Oui, c'est bien lui qui a tiré sur le préfet Claude Erignac. C'est du moins ce qu'a affirmé une nouvelle fois lundi Pierre Alessandri, l'un des piliers du commando d'assassins du préfet de Corse, condamné en 2003 à la réclusion à perpétuité, pour tenter d'innocenter Yvan Colonna. "Yvan Colonna n'a jamais fait partie du groupe. Je suis le tireur", a affirmé au procès en appel du berger corse celui qui se désigne comme le tireur depuis 2004, alors qu'en garde à vue, en 1999, il avait dénoncé le berger comme le membre du commando chargé d'assassiner le préfet, lui-même se chargeant de "couvrir" le tireur.

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L'homme a également livré pour la première fois le récit de l'assassinat, le 6 février 1998 à Ajaccio, consentant aux explications qu'Alain Ferrandi, autre conjuré condamné lui aussi à la perpétuité en 2003, avait encore refusées à la cour d'assises spéciale vendredi. "Puisque ça peut aider la défense d'Yvan Colonna", Pierre Alessandri a donc brossé un tableau de la scène du crime, suggérant - comme trois autres conjurés l'avaient fait vendredi - que d'autres hommes étaient sur place, "en haut de la rue". "Cela peut expliquer que certains témoins aient pu voir deux personnes et d'autres trois dans la phase de repli", a-t-il ajouté.

"Dans ce genre de situation, vous allez tirer sur un homme qui n'a rien fait, qui est sans défense, c'est difficile de dire dans quel état psychologique vous êtes... Donc j'ai tiré (...) et j'ai déposé l'arme par terre", a-t-il raconté lundi. Un peu plus tard, Pierre Alessandri a toutefois émis des réserves quant à son éventuelle participation à une reconstitution de l'assassinat, acte d'enquête que la défense de Colonna devait redemander cette semaine. "Si ça peut être l'acte ultime qui va clore cette affaire et permettre à Yvan Colonna de retrouver les siens, je suis prêt", a-t-il dit, avant d'ajouter "à condition que tout le monde soit d'accord, je veux parler des coauteurs". Vendredi, Alain Ferrandi avait répondu par la négative à cette proposition.

(D'après agence)

le 09 mars 2009 à 13:23
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