L'amoureux éconduit était devenu meurtrier

Par , le 31 mars 2009 à 04h00 , mis à jour le 31 mars 2009 à 06h20

Les assises de Tours examinent à partir de mardi l'appel de Jean-Loup Hahn, un étudiant condamné à la perpétuité pour avoir abattu une étudiante à l'IUT d'Orléans en 2005.

Palais de justiceImage d'archives © TF1

Il est 15h50 ce 22 juin 2005. Douze élèves assistent à un cours à l'IUT d'Orléans. Soudain, un jeune homme fait irruption dans la salle. Malgré les 35° C, il porte un long manteau. A son bras, une carabine 22 long rifle. Il tire à trois reprises. Julia, une étudiante de 20 ans, meurt sur le coup. En deuxième année de gestion des entreprises et administrations, elle soutenait son mémoire de stage. Quarante minutes plus tard, son "camarade de classe", Jean-Loup Hahn, 22 ans, est arrêté. Il attend son tram, il n'oppose aucune résistance. En juin 2007, cet étudiant est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Il fait appel. A partir de mardi et jusqu'à vendredi, la cour d'assises d'Indre-et-Loire se penche de nouveau sur son cas.
 
Jean-Loup Hahn était un "amoureux", qui "poursuivait sa victime de ses assiduités", selon les mots employés à l'époque par la procureure de la République d'Orléans. Julia, cela faisait deux ans qu'il l'adulait. Deux ans qu'il la harcelait. Elle, la fille "jolie, sympa, intelligente". Et gentille. Parce qu'elle ne veut pas lui poser davantage de problèmes, elle ne portera plainte contre son admirateur obsédé. Elle avait un copain et avait toujours repoussé les avances de Jean-Loup Hahn. Lui, était même allé jusqu'à louer un deux-pièces à quelques encablures de la maison familiale de la jeune femme.

Celui qui voulait se faire aimer
 
En première instance, le jeune homme, un fils de bonne famille imposant par sa taille, reconnait n'avoir "jamais eu de petite amie". Pour se faire aimer, il les harcèle. Ses délires amoureux commencent dès le collège : Clémence, Claire, Cécile... Il veut les impressionner, elles lui font perdre ses moyens. Les malheureuses élues ont toutes à se plaindre de menaces, de coups et d'insulte. En 2003, il est condamné à de la prison ferme pour des menaces de mort envers une journaliste de télévision.
 
"C'est ça que vous appelez être amoureux", lui avait demandé le tribunal. "Je voulais faire partie de leur vie quel que soit le prix à payer". Et de déclarer, froid et arrogant : "Je ne pense pas être un malade mental. J'ai fait un choix, je suis entièrement responsable".

Par Amélie Gautier le 31 mars 2009 à 04:00
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2 Commentaires

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  • Tipoussy, le 31/03/2009 à 07h55

    Ce n'est pas aimer les autres, c'est avant tout s'aimer soi-même au détriment des autres et puisqu'il reconnait avoir fait un choix et en être entièrement responsable, je ne comprends pas pourquoi il fait appel. Il a tué froidement avec préméditation.

  • Une ma, le 31/03/2009 à 07h38

    S"il assume sa responsabilité pourquoi fait-il appel ? dramatique, pathétique ! et douleur perpétuelle pour les parents de cette jeune femme...

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