© TF1/LCI >"Le comité de soutien de Colonna sous le choc" |
Le verdict est tombé. La cour d'assises spéciale de Paris siégeant en appel a reconnu Yvan Colonna coupable d'avoir assassiné en 1998 le préfet de Corse, Claude Erignac, et l'a condamné vendredi à la peine maximale encourue, la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans. Une peine plus lourde que celle donnée fin 2007, en première instance, où Colonna avait été condamné à la perpétuité sans période de sûreté.
Vendredi soir, la Corse semblait figée dans la stupeur. Cargèse, village natal du condamné, était "sonné" par le verdict. A Bastia, quadrillée par la police, le calme régnait et Ajaccio était quasiment déserte. Chez les indépendantistes, la commission anti-répression du pôle Corsica Libera s'est dite "indignée" par le verdict et Jean-Guy Talamoni, élu indépendantiste à l'Assemblée de Corse, s'est déclaré "consterné".
Pourvoi en cassation
Mais, déjà, vendredi, en fin d'après-midi, la stupeur semblait laisser place à la colère. Si le comité de soutien à Yvan Colonna avait demandé à ce qu'aucun rassemblement n'ait lieu vendredi soir, 150 lycéens ont malgré tout bloqué la circulation durant une heure devant le palais de justice avec une banderole demandant "Ghjustizia per Yvan" (Justice pour Yvan). Désormais, l'île de Beauté retient son souffle avant la manifestation de soutien prévue samedi à 15 heures à Ajaccio.
Sur le front judiciaire, la défense a d'ores et déjà annoncé qu'elle se pourvoyait en cassation lundi. Elle en a appelé "solennellement aux représentants du peuple" et compte également, une fois que la Cour de cassation se sera prononcée, saisir la Cour européenne des droits de l'Homme pour procès "inéquitable", estimant que ses droits ont été bafoués. Samedi matin, l'un des avocats de Colonna a déclaré solennellement que "l'affaire Yvan Colonna" commençait, assurant que ses défenseurs se battraient pour qu'il puisse bénéficier d'un "procès équitable".
(D'après agence)
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