Le dossier Chantal Sébire "définitivement clos"

le 23 mars 2009 à 12h55 , mis à jour le 23 mars 2009 à 13h00

Dossier : Euthanasie: le débat

Le parquet de Dijon a classé sans suite l'enquête pour "provocation au suicide" ouverte après le décès de cette mère de famille atteinte d'une tumeur incurable et qui demandait l'euthanasie.

Chantal Sébire euthanasie19 mars - L'euthanasie à la Une : Chantal Sébire se suicide et, par son geste, relance la polémique sur le suicide assisté. © Jeff Pachoud/AFP

"J'ai définitivement clos aujourd'hui le dossier de Chantal Sébire et classé sans suite pour auteur inconnu, l'enquête ouverte en juin (2008) du chef de provocation au suicide" a déclaré lundi Jean-Pierre Alacchi, procureur de Dijon. Selon lui "les nombreuses investigations n'ont en effet rien apporté, aucune personne - membres de la famille, auxiliaire de vie, médecin de famille et avocat de Mme Sébire - et aucun laboratoire n'a pu être mis en cause". D'autre part "la disparition" dans les locaux de l'hôpital de Dijon - "de quinze des vingt scellés du dossier, constatée en avril 2008, et dont le  caractère intentionnel n'a pu être démontré", a nui au bon déroulement de l'enquête, a poursuivi le procureur de Dijon.

  • "C'est idiot, nous coûtons cher à la société"

    <b> Témoignage - </b> Ce lundi, s'est déroulée la 2e journée mondiale du droit de mourir dans la dignité. André, 90 ans, est l'un de ceux qui réclament la légalisation de l'euthanasie, il raconte pourquoi.

    Publié le 02/11/2009 "C'est idiot, nous coûtons cher à la société"
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Chantal Sébire souffrait d'une tumeur douloureuse qui lui déformait cruellement le visage, et avait sollicité en vain de la justice le droit de recourir à l'euthanasie. Son calvaire, largement médiatisé, avait suscité une forte émotion dans l'opinion publique et suscité un débat intense en France qui avait conduit le gouvernement à charger le député UMP Jean Leonetti d'une mission afin d'évaluer la loi de 2005 sur la fin de vie.
  
Dans sa conclusion, la mission avait refusé de "reconnaître un droit à la mort" et proposé des aménagements visant à améliorer la fin de vie, tels que des congés payés d'accompagnement ou une meilleure formation des médecins aux soins palliatifs. Chantal Sébire avait été retrouvée morte à son domicile de Plombières (Côte-d'Or) le 19 mars 2008, après avoir absorbé une "dose mortelle" de barbiturique, accréditant la thèse d'un suicide.

le 23 mars 2009 à 12:55
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4 Commentaires

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  • ALEX, le 23/03/2009 à 15h49

    Il faut savoir au dela des lois se mettre à la place des personnes qui vivent la douleur,ca s'appelle l'empathie...

  • Ayonna, le 23/03/2009 à 14h58

    Pauvre femme!! que de souffrances!! cette femme était lucide et souffrait atrocement quand elle demandait la mort!! il y a des choses à revoir sérieusement dans ce domaine sans tomber dans l'abus!! reconnaitre un droit à la mort dans des cas comme celui ci devrait être mis en place!! et bien sur ne pas généraliser ce droit,la situation devrait être étudiée au cas par cas!! je ne pourrais pas supporter de voir un parent souffrir aussi atrocement,je crois ,non je suis sure que face à une telle situation,je deviendrais hors la loi!!!.....mais il serait tellement plus acceptable de faire ce deuil dans la légalité!!avec une aide médicale douce et propre!!

  • PATRICK, le 23/03/2009 à 14h52

    Madame SEBIRE, a été une femme très courageuse et elle mérite tout notre respect pour sa souffrance autant physique que psychologique : les politiques ont encore beaucoup de travail à faire pour faire évoluer la loi et ne pas se retrancher derrière des idées féodales !

  • Jacqueline, le 23/03/2009 à 13h26

    Laissons Chantal en paix !

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