Entre jets de gaz lacrymogène et jets de projectiles des casseurs, des CRS s'avancent dans le hall de la gare. © TF1/LCILe 14 mars, une vingtaine de policiers étaient légèrement blessés aux Mureaux dans ce que les syndicats policiers ont présenté comme un "guet-apens" tendu par des jeunes. Le 10 mars, à Gagny, une bande menait une expédition punitive dans un lycée. Gares de RER, cités HLM, cours d'école : les affrontements entre bandes ou entre bandes et policiers ont lieu partout.
Doit-on s'inquiéter du regain d'intensité de la violence de ces dernières semaines ? La ministre de l'Intérieur a donné le chiffre de 222 bandes en France, comportant près de 5000 membres : réalité ou fantasme ? Que penser du discours de Nicolas Sarkozy prononcé à Gagny dans lequel il annonce qu'il veut un nouveau fichier pour cataloguer ces jeunes et que la seule appartenance à une bande puisse être sanctionnée d'une peine pouvant aller jusqu'à trois ans de prison...
Pour débattre, dans PJ, quatre acteurs de terrain :
-Lamence Madzou, ancien chef du gang des Fight Boys, une bande de Corbeil-Essonnes qui compta jusqu'à 100 membres à la fin des années 80'.
-Patrice Ribeiro, secrétaire adjoint du syndicat de police Synergie Officiers
-David de Pas, juge d'instruction, secrétaire adjoint du Syndicat de la magistrature
-Marie-Hélène Bacqué, sociologue, professeur à l'université d'Evry
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