L'ouverture du procès AZF à Toulouse, le 23 février 2009 © TF1-LCI Il conteste la relaxe générale prononcée jeudi par le tribunal correctionnel de Toulouse dans l'explosion de l'usine AZF qui avait fait 31 morts en 2001l'enquête. Dans son jugement, le tribunal correctionnel de Toulouse a estimé impossible de conclure avec certitude que l'accident, qui a fait 31 morts en 2001, était dû au problème de stockage relevé par l'enquête. La justice se prononce jeudi sur la cause de l'explosion de l'usine AZF, qui avait fait 31 morts en 2001, et sur les poursuites visant les sociétés et dirigeants du groupe Total, responsables de l'usine.
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De la douleur et des larmes. Les proches des 31 personnes décédées dans la catastrophe de l'usine AZF le 21 septembre 2001 à Toulouse, ont commencé mercredi à témoigner au procès en correctionnelle de l'explosion de l'usine d'engrais chimiques.
Lucie Le Doussal, une jeune fille de 16 ans, s'avance la première à la barre. Les pleurs hachent ses premières phrases, puis elle prend le dessus. "Le 21 septembre 2001", raconte-t-elle, "j'étais une fille innocente. Le 22, le pire jour de ma vie, j'ai appris la vérité, 'ton papa est mort', je croyais que c'était un cauchemar et que j'allais me réveiller, j'avais 9 ans", indique-t-elle.
"Mon mari était préoccupé'"
Avec sa mère et son frère elle est partie vivre à Caen car rester à Toulouse après le drame était devenu insupportable. Sa mère, plus cassante, s'en prend à l'ex-directeur de l'usine, Serge Biechlin, l'un des prévenus. "Mon mari était préoccupé, il m'a dit la veille: 'il en faudrait peu pour que cela explose', il m'a dit qu'il en avait parlé à M. Biechlin et lui avait dit qu'il fallait arrêter la production", confie-t-elle avant de regretter: "dommage que son ordinateur n'ait pas été retrouvé".
Puis, le président de l'Association des familles endeuillées, Gérard Ratier, raconte qu'il a appris la mort de son fils en apercevant son cadavre dans un reportage à la télévision. "Soudain, aussi insoutenable qu'éphémère, un corps sans vie abandonné sous un amas de béton, la caméra cadre le corps: les mêmes chaussures de sécurité, les mêmes mollets velus, c'est lui, mon fils", Alain, 35 ans, qui assurait la maintenance des monte-charge de l'usine, dit-il.
Après des questions de procédure la semaine dernière et l'évocation des opérations de secours mardi, les victimes seront entendues jusqu'à vendredi. Le tribunal correctionnel de Toulouse doit déterminer les responsabilités dans l'explosion, qui a fait 31 morts, des milliers de blessés et détruit ou endommagé quelque 30.000 logements.
Seuls la société Grande Paroisse (groupe Total), propriétaire de l'usine AZF, et son directeur à l'époque, Serge Biechlin, figuraient parmi les prévenus à l'ouverture du procès, le 23 février. Le tribunal correctionnel a depuis décidé de placer Total et son ex-PDG Thierry Desmarest au rang des prévenus.
(D'après agence)
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